Ici, chaque génération laisse son empreinte. En arrivant à la ferme de Caroline et Bernard Alazard, tout respire la ferme familiale, transmise de génération en génération, et ce n’est pas près de s’arrêter. De vieilles pierres, des héritages familiaux, de nombreuses productions et transformations, et des jeunes qui poussent et questionnent les parents, voilà en résumé la présentation de cette ferme !
Aujourd’hui, Caroline et son mari gèrent la ferme de 60 ha environ au Quié, sur la commune d’Argences-en-Aubrac. Ils ont créé le GAEC en 2011, lors de l’installation de Caroline. Historiquement en bovin viande, cela reste aujourd’hui la partie plus importante de la ferme avec 70 mères Aubrac. Chaque année, quelques animaux sont transformés localement pour la vente directe.
Quant aux chèvres, elles font partie du paysage de la ferme depuis toujours. La grand-mère disant qu’elle en avait toujours vu au Quié. C’est en 2022 que Caroline fait le pari de faire de cette production un atelier de diversification à part entière : construction de la fromagerie, formation à l’Enil d’Aurillac, etc, … tout est mis en œuvre pour proposer des fromages, yaourts et glaces à base de lait des chèvres, et démarrer la vente directe. C’est aujourd’hui une petite production (insuffisante aux dires des clients !), avec une dizaine de chèvres à la traite. L’objectif est d’augmenter le troupeau à 25 chèvres d’ici l’année prochaine.
Ici, on cultive l’auto-suffisance. Et c’est le maître mot qui guide les décisions de ce couple : de la viande, du lait, de la volaille, des ruches, des plantes, un potager… Et tout se transforme. Que ce soit dans les cosmétiques, pour des produits fermiers en vente directe, ou bien évidemment dans la cuisine familiale.
Caroline a le sens de l’accueil et ça se sent : elle prend beaucoup de plaisir à présenter ses produits sur les marchés hebdomadaires à Argences-en-Aubrac le mercredi matin ou à Laguiole le samedi matin. Elle participe également à de nombreux évènements ou marchés plus ponctuels pendant l’été, ceux de St Amans-des-Cots par exemple.
Chaque année au mois de septembre, elle organise un repas à la ferme. Une manière de se tester et de confirmer les envies pour le futur restaurant à la ferme qui est en phase de construction dans un magnifique corps de ferme. Un gîte qui pourra accueillir entre 6 et 8 personnes est également en travaux.
Et puisqu’on est dans les travaux, un magasin à la ferme devrait voir le jour dans les années qui viennent. Où là aussi, de jolis projets collectifs devraient y trouver un bel écrin avec pourquoi pas d’autres producteurs qui proposeront leurs produits à la vente.
Ici, la question de la transmission de la ferme ne sera pas un sujet. Deux des enfants du couple sont déterminés à s’installer sur la ferme et à y créer leurs propres activités.
Ainsi, Justine vient juste de terminer une licence en élevage bovin à Bernussou. Elle se laisse le temps de vivre d’autres expériences professionnelles pour le moment. Mais en attendant, les cosmétiques, c’est elle ! Élaboration des recettes, packaging, transformation … un atelier de transformation dédié à la cosmétique est prévu dans le cadre de son installation. En attendant, c’est Caroline qui assure la transformation dans un atelier spécialisé et la vente des produits cosmétiques.
Quant au plus jeune, mais là, il est encore un peu tôt, il rêve de traire des vaches. Affaire à suivre !