Préservation et restauration des trames écologiques

« Renforcer la vocation herbagère de l'Aubrac, l'autonomie des exploitations et ses bénéfices »
« Maintenir la qualité écologique du territoire et conforter le patrimoine naturel »

Ressources pour l’élevage, les prairies, les milieux humides, tourbières, haies,… constituent des écosystèmes à la fois exceptionnels sur le plan environnemental et intimement liés aux pratiques d’élevage. Maintenir ces environnements et valoriser ces atouts est une mission qui a été confiée au Parc dans sa Charte, en faveur d’un Aubrac vivant écologiquement et socio-économiquement.

Le Parc candidate auprès du Fonds vert pour engager dès 2024, et pour 3 ans, un nouveau programme d’action intitulé Préservation et restauration des trames écologiques

Son objectif : renforcer la résilience des prairies de l’Aubrac en apportant au territoire des connaissances scientifiques et des expérimentations sur les plans de l’agroécologie et de la biodiversité.

Ce programme interviendra sur différents milieux interdépendants, au-delà des prairies, les haies, les bandes boisées, les murets, les vieilles forêts,…

Prairie fleurie - Bruno Calendini
Carte 1

Le programme de préservation et restauration des trames écologiques :

Avec le soutien de l’État à travers le Fonds vert Biodiversité, l’ensemble de ces actions seront systématiquement conduites avec ou par des partenaires tels que les Chambres d’Agriculture, les Conservatoires d’espaces naturels, le Conservatoire botanique, les instituts de recherche et les partenaires locaux.

Période

2024 – 2026

Financeurs

Partenaires

Chambre d'Agriculture de l'Aveyron
Chambre d'Agriculture de Lozère
FREDON Occitanie
COPAGE
Conservatoire des Espaces naturels d'Auvergne
Conservatoire des Espaces naturels d'Occitanie
Conservatoire botanique national du Massif central
VetAgro Sup Clermont-Ferrand

Élus et agents

GOGUILLON Bertrand
Bertrand GOGUILLON
Chargé de mission Patrimoine naturel, biodiversité

Les actualités liées sur ce thème

Élevage Aubrac - B. Colomb PACT Aubrac
Deuxième atelier pour la création de l’Observatoire économique de la filière bovins viande de l’Aubrac
Publié le 16/01/2026
Éleveurs, engraisseurs, acheteurs, abatteurs, bouchers,… sont invités par le Parc naturel régional de l’Aubrac à prendre part à ce travail et bâtir un outil sur-mesure pour la filière. L’atelier se déroulera lundi 2 février, 14h-17h, à la salle des fêtes de St Urcize. Le premier temps de travail sur ce projet avait réuni une trentaine d’acteurs divers, éleveurs en circuits longs et courts, bouchers, Chambres d’Agriculture et organisations professionnelles agricoles,… “Soumis à des “stress tests”, ils avaient imaginé en petits groupes les impacts de difficultés saillantes pour la filière, comme la chute du nombre d’éleveurs, des sécheresses intenses, le prix du maigre qui continue d’augmenter, le manque d’animaux finis, ...” raconte Stéphanie Ingels, chargée de mission filières locales au Parc. Dans le prochain atelier, les participants seront invités à réfléchir aux actions à mettre en œuvre, localement, pour anticiper, éviter ou limiter ces problématiques. Un troisième et dernier atelier, jeudi 2 avril, permettra de bâtir un plan d’actions à engager. “Et ce sera à partir de ce plan d’actions que cet Observatoire de la filière sera conçu, pour qu’il soit un outil sur-mesure d’analyse de son évolution et de pilotage des actions” termine-t-elle. Ce travail qui se concentre sur les aspects socio-économiques est mené en parallèle d’un programme de recherche de l’INRAE qui, lui, se déploiera en Aubrac pour travailler sur les aspects agronomie, zootechnie et utilisation des ressources naturelles. “Deux chantiers menés de front, avec beaucoup de concertation entre acteurs, pour prendre à bras le corps les enjeux de la filière, rechercher, imaginer, tester des solutions locales, adaptées à l’Aubrac” conclut la chargée de mission.
Plateau de l'Aubrac lozérien - B. Colomb - PACT Aubrac
Le site Natura 2000 de l’Aubrac lozérien intègre le Parc naturel régional de l’Aubrac
Publié le 16/01/2026
“C’est une page qui se tourne” explique Bernard Bastide, président du site et président du Parc naturel régional de l’Aubrac. “Cela fait 16 ans que le site était géré par la Communauté de communes de l’Aubrac lozérien, puis par celle des Hautes Terres de l’Aubrac. Le Parc est un outil d'envergure pour notre territoire et sa charte prévoit qu’il coordonne les politiques en faveur de la biodiversité. Pour ces raisons et d’autres, ce transfert a été préparé.” Légitimité du Parc, pérennité du poste de l’animateur et travail en équipe pluridisciplinaire, optimisation financière pour la Région Occitanie… Ce transfert se fait dans la continuité puisque l’animateur du site Romain Monlong, intègre l’équipe du Parc avec laquelle il partageait déjà ses bureaux à Nasbinals, et continue à mettre en oeuvre son animation au service du territoire et de la centaine d’éleveurs bénéficiaires des mesures agro-environnementales et climatiques. “Natura 2000 est un programme européen dont l’objectif est de montrer qu’il est possible de maintenir des activités économiques tout en préservant la biodiversité”, explique Romain Monlong, l’animateur du site. “Les sites classés ont été retenus sur des critères de rareté d’espèces et d’habitats dits “d’intérêt communautaire”. Pour l’Aubrac lozérien, parmi les espèces remarquables on peut citer la ligulaire de Sibérie, une relique glaciaire, c’est-à-dire qu’elle existait déjà lors de la dernière période glaciaire. Elle est en régression à l’échelle européenne, donc protégée, mais en certains endroits de l’Aubrac, elle se porte très bien” poursuit-il. “J’aime citer aussi la mulette perlière, une moule de rivière extrêmement sensible aux perturbations de son habitat. Elle est en forte régression en France mais subsiste encore dans 3 cours d’eau de l’Aubrac. Elle filtre l’eau pour y trouver sa nourriture et contribue ainsi à nous fournir une eau de qualité. 12 espèces au total ont justifié le classement Natura 2000. On peut aussi citer la loutre, l’écrevisse à patte blanche,...” Le site est également classé pour ses milieux naturels qui offrent un habitat à de multiples espèces. “Les milieux les plus importants sont les tourbières que l’on appelle “hautes actives”, ce sont des tourbières qui continuent à produire de la tourbe. Elles sont très sensibles aux changements de pratiques et aux évolutions du climat. Il y a aussi évidemment les prairies, notamment celles appelées “pelouses à nard”, remarquables par le cortège d’espèces floristiques très diversifiées qu’elles abritent” termine-t-il. Natura 2000 finance des études pour améliorer la connaissance des sites et des espèces, ainsi que des solutions de préservation quand cela est nécessaire. Le programme accompagne et conseille les porteurs de projets et les organisateurs d’événements et permet d’organiser des animations grand public. De plus, les éleveurs peuvent bénéficier de soutiens dans le cadre de la PAC pour la mise en œuvre et le maintien de pratiques agricoles favorables à la biodiversité. Entre 2023 et 2025, des contrats MAEC ont été mis en place pour 93 éleveurs, mobilisant une enveloppe de près de 2 millions d’euros d’aide pour 5 ans.
Lac de Born - D. Morin
Lac de Born : Le groupe de travail valide son plan de gestion
Publié le 12/01/2026
Après l'étude de fonctionnalité et la cartographie des habitats menées sur les zones humides environnantes du lac de Born, le Conservatoire d'espaces naturels a rencontré les agriculteurs cet été 2025 pour élaborer un plan de gestion concerté. Ce travail de concertation a été présenté aux agriculteurs et aux partenaires techniques et financiers (Agence de l'eau, Fédération de pêche, COPAGE) pour validation avant mise en œuvre. Au programme : restauration des habitats dégradés, gestion pastorale et prise en compte de la présence d'habitats et d'espèces patrimoniales pour, sur le long terme, restaurer le fonctionnement hydraulique naturel et rééquilibrer la pression pastorale. Les premières actions de ce plan de gestion devraient être mises en œuvre par le Parc à l’été 2026. Il s'agira de pose de clôtures pour éviter au troupeau de trop s'engager sur les abords du lac. Cet aménagement souhaité par l’éleveur concerné sera bénéfique pour des espèces rares et fragiles présentes sur ces abords, notamment les bombements de sphaignes, l'andromède et la canneberge. Ces 2 espèces sont protégées et typiques des tourbières de l'Aubrac.
Travaux 2025 du programme de gestion des affluents de la Truyère - PNR Aubrac
Fin de travaux pour la phase 2025 du programme de gestion des affluents de la Truyère
Publié le 19/12/2025
Après plusieurs aménagements agropastoraux, la phase de travaux 2025 du programme s'est achevée par des travaux de plantation sur le ruisseau des Vergnes chez 2 exploitants. 1200m d'essences variées, plutôt de haut-jet, ont été implantés dans des secteurs dépourvus de végétation ou soumis à une importante érosion des berges : aulne, tilleul à petites feuilles, frêne commun, érable sycomore, chêne sessile, sorbier des oiseleurs et peuplier noir. Ces plants sont protégés de l'abroutissement du bétail par des clôtures implantées un peu plus tôt. Ils vont permettre de maintenir au frais le cours d'eau et de préserver ainsi sa qualité.
Vaches aubrac en estives - A. Méraville - OT Aubrac Laguiole
MAEC : Le bilan final de 5 années de contractualisation
Publié le 19/12/2025
Les mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) s’inscrivent dans le panel des aides aux agriculteurs prévues dans la PAC. Sur la partie occitane de l’Aubrac, elles sont mises en place grâce aux animations conjointes du Parc et de la Communauté de communes des Hautes Terres de l’Aubrac. Ces aides permettent d’accompagner les exploitations agricoles situées en zone Natura 2000 et qui s’engagent dans le maintien ou le développement de pratiques combinant performance économique et performance environnementale. Pour une durée de 5 années, un contrat est passé avec chaque exploitation volontaire, adapté à chaque situation et basé sur un diagnostic écologique et agricole. En Aubrac, le soutien représente en moyenne 3 700 € par an et par exploitation éligible. En 2025, 36 nouveaux contrats MAEC ont été établis avec des exploitations agricoles de l'Aubrac, engageant 647 000 € sur 5 ans pour la préservation d'un total de 1 304 hectares de surfaces agricoles. La phase de contractualisation des MAEC en Aubrac occitan, se déroulant entre 2023 et 2025, est désormais terminée. Ces 3 années de contractualisation bénéficient à un total de 150 exploitations agricoles, couvrant 5 763 hectares de surfaces agricoles engagées dans le ces contrats, pour un total de près de 2,8 millions d'euros sur 5 ans de soutien direct aux fermes d'élevage.
Chapelle d'Aurelle - Saint Geniez d'Olt et d'Aubrac - PNR Aubrac
Un arrêté de protection de biotope pour l'ancienne église d'Aurelle à Saint Geniez d'Olt et d'Aubrac
Publié le 18/12/2025
Une nurserie de Grand Rhinolophe, une espèce de chauves-souris protégée, a élu domicile dans l’ancienne église Saint-Pierre d’Aurelle à Saint Geniez d’Olt et d’Aubrac. Le site bénéficie d’un suivi tout particulier mené par la mairie accompagnée par la Ligue de Protection des Oiseaux et le Parc. Suite à plusieurs dérangements et à une forte mortalité observée en 2023, la LPO, le Conservatoire d’Espaces Naturels (CEN) et les services de l’État avaient alerté la commune afin de mettre en place des mesures de protection. A L'INITIATIVE D'ELUS DU CONSEIL MUNICIPAL, UN GROUPE DE CONCERTATION DE L'ENSEMBLE DES PARTIES PRENANTES A ETE MIS EN PLACE ET ANIME POUR REFLECHIR A UN PROJET D'ARRETE DE PROTECTION DE BIOTOPE. AU FINAL, après avis favorables du Conseil municipal, du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN), de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS) et une enquête publique, la préfecture a pris cet arrêté de protection, consultable ici >. Un arrêté préfectoral de protection de biotope défini réglementairement une aire protégée dans l’objectif de préserver les milieux naturels nécessaires à l’alimentation, la reproduction, le repos ou la survie d’espèces animales ou végétales protégées.
Bes - PNR Aubrac
Clap de fin pour le programme de gestion du Bès
Publié le 15/12/2025
Après 5 années de mise en œuvre (2020-2024), le programme a été prolongé d'une année pour répondre à la forte demande des exploitants agricoles de ce bassin versant. Au delà de faire le bilan des actions qui se sont déroulées en 2025, les 21 participants ont eu accès au bilan de ces 6 années de mise en œuvre, sur les aspects : Travaux : 8 km de clôtures, 43 abreuvoirs, 5 passages à gué, 19 agriculteurs concernés, 60 m3 d'embâcles et 903 arbres à risque traités, Sensibilisation du public : 5 classes, 100 élèves sensibilisés, une balade contée, un guide du riverain, Financiers : 245 000 € de travaux, 175 000 € d'ingénierie, 18 000 € de prestations/études, 277 000 € de subventions soient 65,7 % et 144 000 € de reste à charge pour les EPCI soient 34,3%. Le bilan complet, en cours de rédaction, sera disponible sur le site du Parc.
Vache aubrac allaitante - André Méravilles
Comité de pilotage de l'Observatoire économique filière viande bovine
Publié le 15/12/2025
Ce 2ème comité de pilotage a permis d'aborder deux sujets avec les participants : Le bilan du premier atelier de concertation et les pistes de réflexions qui s'en dégagent : des évolutions inéluctables et dont il faut anticiper les conséquences : agrandissement des fermes, baisse du nombre d'agriculteurs, etc... des évolutions qui viendront fragiliser le territoire : outils collectifs notamment d'abattage ou de transformation, ... et des évolutions qui peuvent être des opportunités : contractualisation, évolution des périodes de vêlages avec le réchauffement climatique,... Un premier travail autour des indicateurs qu'il faudra intégrer à l'observatoire. Le calendrier pour la suite du travail est établi, il y aura notamment 2 autres ateliers de concertation le 2 février et le 2 avril.
Circaète Jean Le Blanc - PNR Aubrac
Que se passe-t-il dans un nid de circaète ?
Publié le 11/12/2025
L’oiseau emblématique des gorges de la Truyère fait l’objet d’un suivi régulier par les animateurs du site Natura 2000. Chaque année, la vingtaine de nids connus sont discrètement observés pour compter le nombre de jeunes oiseaux qui s’y développent. Le circaète Jean-Le-Blanc, de son joli nom, est un oiseau migrateur qui passe l’hiver en Afrique et reviens chaque année, mi-mars, dans le même territoire pour se reproduire. C’est une espèce protégée qui se porte bien dans les gorges de la Truyère. Il se nourrit principalement de reptiles, il est d’ailleurs reconnaissable en vol lorsque l’on distingue un serpent pincé dans son bec. Mais les reptiles, animaux à sang froid, hibernent jusqu’au retour des jours plus chauds… qui peuvent être parfois bien tardifs en Aubrac. Que mangent les circaètes de mars à mai ? Les connaissances sur l’espèce indiquent qu’il apprécie aussi les petits oiseaux, les taupes et les campagnols. Pour mieux connaître le menu du circaète des gorges de la Truyère, le Parc naturel régional de l’Aubrac a conduit en partenariat avec l’Association naturaliste de l’Est Cantal une expérimentation nouvelle. Avant le retour des circaètes d’Afrique pour éviter tout dérangement, les naturalistes ont posé des pièges photographiques à proximité de deux nids connus. Résultat ? Inattendu. Très peu de photos de repas de circaète n'ont été prises dans ces deux nids, les oiseaux ayant décidé de s’installer ailleurs. Par contre, c’est toute une galerie photo d’espèces diverses qu’ont fourni les appareils lors de leur relevé à la fin de l’automne : passereaux, hibou moyen duc, engoulevent d'Europe, genette commune, martre des pins et hibou Grand-duc. Un ballet d’opéra “Truyère sauvage”. Certaines espèces ne font qu’un passage, d’autres sont de vrais prédateurs pour les oisillons. Cette observation inattendue a donc conduit les naturalistes à expliquer certains échecs naturels de reproduction du circaète.
4ème "Découverte du milieu agricole" au lycée de La Canourgue
Suite du chantier pierre sèche à Saint Laurent de Muret
Publié le 09/12/2025
Une quinzaine de jeunes en classe de 4ème "Découverte du milieu agricole" au lycée de La Canourgue a poursuivi le chantier de reconstruction d’un mur en pierre sèche dans le centre-bourg du village entamé en octobre par des étudiants de l’université de Mende. Malgré le vent glacial, le travail a été efficace grâce à l’accueil offert par la mairie qui a permis aux jeunes de faire des pauses au chaud, dans la salle des fêtes. Les lycéens poursuivront leur apprentissage en travaillant sur les terrasses agricoles à proximité du lycée. Ce chantier a été rendu possible grâce à l'appui financier de la DREAL Occitanie, à l’intervention de deux artisans-formateurs de l’Association des artisans bâtisseurs en pierre sèche, et au pilotage du Parc naturel régional de l’Aubrac.