Préservation et restauration des trames écologiques

« Renforcer la vocation herbagère de l'Aubrac, l'autonomie des exploitations et ses bénéfices »
« Maintenir la qualité écologique du territoire et conforter le patrimoine naturel »

Ressources pour l’élevage, les prairies, les milieux humides, tourbières, haies,… constituent des écosystèmes à la fois exceptionnels sur le plan environnemental et intimement liés aux pratiques d’élevage. Maintenir ces environnements et valoriser ces atouts est une mission qui a été confiée au Parc dans sa Charte, en faveur d’un Aubrac vivant écologiquement et socio-économiquement.

Le Parc candidate auprès du Fonds vert pour engager dès 2024, et pour 3 ans, un nouveau programme d’action intitulé Préservation et restauration des trames écologiques

Son objectif : renforcer la résilience des prairies de l’Aubrac en apportant au territoire des connaissances scientifiques et des expérimentations sur les plans de l’agroécologie et de la biodiversité.

Ce programme interviendra sur différents milieux interdépendants, au-delà des prairies, les haies, les bandes boisées, les murets, les vieilles forêts,…

Prairie fleurie - Bruno Calendini
Carte 1

Le programme de préservation et restauration des trames écologiques :

Avec le soutien de l’État à travers le Fonds vert Biodiversité, l’ensemble de ces actions seront systématiquement conduites avec ou par des partenaires tels que les Chambres d’Agriculture, les Conservatoires d’espaces naturels, le Conservatoire botanique, les instituts de recherche et les partenaires locaux.

Période

2024 – 2026

Financeurs

Partenaires

Chambre d'Agriculture de l'Aveyron
Chambre d'Agriculture de Lozère
FREDON Occitanie
COPAGE
Conservatoire des Espaces naturels d'Auvergne
Conservatoire des Espaces naturels d'Occitanie
Conservatoire botanique national du Massif central
VetAgro Sup Clermont-Ferrand

Contact

GOGUILLON Bertrand
Bertrand GOGUILLON
Chargé de mission Patrimoine naturel, biodiversité

Les actualités liées sur ce thème

Projet de recherche INRAE VAACHERIN - PNR Aubrac
Quelles trajectoires d’adaptation des élevages au changement climatique ?
Publié le 08/07/2026
L’étude de l’INRAE sur l’adaptation de l’élevage au changement climatique s’est poursuivie jeudi 2 et mercredi 8 juillet à Nasbinals par deux ateliers de terrain avec une vingtaine d’éleveurs et d’acteurs de l’écosystème agricole de l’Aubrac. Après le premier atelier de mars, deux trajectoires d’adaptation avaient été retenues par les participants : la relocalisation de l’élevage bovin et la diversification des productions agricoles. Entre-temps, l’équipe de l’INRAE a conduit plusieurs entretiens pour enrichir la liste des leviers à envisager pour mettre en œuvre ces trajectoires, et ces deux derniers ateliers ont amené les participants à analyser la faisabilité et les impacts de quelques-uns de ces leviers. “Les pistes d’adaptation de nos élevages sont envisagées dans tous les domaines” raconte un participant avant d’énumérer “date de mise à l’herbe des bovins, utilisation de méteil ou d’espèce résistantes, plantation de haies et d’arbres, abreuvement, stockage de l’eau, économies en eau, préservation des zones humides… Age au premier vêlage, engraissement à l’herbe, production de très jeunes bovins, ou de bovins de 24 mois, engraissement des femelles, adaptation de la race pour un meilleur engraissement, plus de rusticité, de précocité et une meilleure résistance à la chaleur… Relocalisation, meilleur investissement du marché parisien et des métropoles régionales, restauration collective,... Il n’y avait aucun tabou, tout a été mis sur la table et après, nous avons voté avec des petites gommettes, et réfléchi aux leviers qui nous semblaient les plus importants”. “Nous devons maintenant considérer l’herbe comme une culture, mieux comprendre comment fonctionnent les prairies pour les préserver et bien les valoriser” réagit Arnaud Imbert, éleveur à Argences en Aubrac. “Et pâturer les bois, cela peut-être une solution complémentaire” souligne Nadège Mouliade. “Nous aurions besoin de travailler avec l’ONF sur ce sujet, cela peut permettre aussi de protéger les bois contre les incendies”. “Nos bâtiments d’élevage sont à repenser aussi, ils sont faits pour les hivers rigoureux, pas pour ces chaleurs” poursuit-elle “pourquoi ne pas expérimenter des équipements plus légers pour faire pâturer nos vaches là où c’est possible toute l’année, été comme hiver ?” “Il y aurait des solutions de regroupement de fermes à étudier, pour partager l’investissement dans le matériel, mais aussi la ressource en eau, le travail…” avance un autre participant “La plaine du Pô, elle aussi souffre de la sécheresse, des ateliers d’engraissement ferment, sans compter le risque sanitaire… Même si les prix sont bons en ce moment, nous devrions quand même réfléchir à d’autres débouchés” ajoute Roland Carrié, éleveur retraité. “Nous avons travaillé sur quelques-uns de ces leviers, mais ce n’est vraiment qu’un premier pas, ça pose beaucoup de questions et il faut y travailler beaucoup plus” conclut Didier Cassagnes, éleveur à Saint Amans des Côts. “Les chaleurs de mai et juin nous impactent beaucoup sur l’Aubrac, parce que contrairement aux élevages qui sont plus au sud, nous n’étions vraiment pas habitués à de tels écarts de température. Sur l’Aubrac, il faut le reconnaître, nous n’avions jamais été vraiment inquiétés par la ressource en eau. Maintenant, le niveau très bas de certaines rivières, alors que nous ne sommes qu’en juin, c’est réellement inquiétant” avoue Patrick Mouliade. “On doit trouver des solutions, il y a des trucs à faire, à tenter” ajoute Nadège Mouliade, éleveuse et ancienne élue du Parc naturel régional de l’Aubrac. “Les éleveurs, sur le terrain, ont pleinement conscience de ces enjeux et trouveront des solutions pour s’adapter. Maintenant, il y a quand même des réglementations qui nous limitent. Il y a des évolutions à envisager pour accompagner ces adaptations” insiste-t-elle avant de poursuivre. “Ces temps de réflexion commune que nous offre le Parc sont tellement importants. Il nous rassemble, il nous implique dans l’anticipation, il nous donne la parole… et ce travail est en plus enrichi de l’expertise de l’INRAE, c’est une vraie chance” juge-t-elle. “Maintenant, il va nous falloir concevoir des actions concrètes, des tests, des expérimentations à conduire et aller chercher les financements pour les mettre en oeuvre” termine-t-elle. Les productions de ces ateliers seront utilisées par l’INRAE pour simuler des scénarios d’adaptation des élevages à travers deux modèles. Le modèle Orfée qui simule le fonctionnement d’une ferme en fonction de données variables. Et le modèle Adap’ter qui, en s’appuyant sur le premier, simule l’adaptation d’un territoire d’élevage au changement climatique. Les résultats de ce projet de recherche seront finalisés et diffusés en 2027.
Vache Aubrac au pâturage - A. Méravilles
Paiements pour Services Environnementaux : 115 exploitations sont retenues en Aubrac
Publié le 07/07/2026
L’Agence de l’Eau Adour-Garonne a déployé un nouveau dispositif pour les éleveurs de l’Aubrac. Les paiements pour services environnementaux (PSE) rémunèrent les actions qui contribuent à restaurer ou maintenir des écosystèmes dont la société tire des bénéfices : préservation de la qualité de l’eau, stockage de carbone, protection du paysage et de la biodiversité… Expérimenté depuis plusieurs années dans d’autres territoires, le Parc naturel régional de l’Aubrac accompagne la mise en œuvre de ce programme en Aubrac aux côtés Saint-Flour Communauté sur le bassin versant de la Truyère et du Syndicat mixte Lot Dourdou sur le bassin versant du Lot amont. Complémentaires aux Mesures agro-environnementales et climatiques de la PAC qui sont réservées aux zones Natura 2000, les PSE sont accessibles à des exploitations hors de ces zones. En Aubrac, ce soutien est orienté spécifiquement sur la préservation des zones humides et des prairies permanentes. Plus d’1 M€ d’euros pour la préservation des zones humides et des prairies permanentes Fin 2025, le Parc avait conduit plusieurs réunions publiques avec ses partenaires pour informer les exploitants de la mise en œuvre sur l'Aubrac de ce nouveau dispositif. A ce jour, 115 exploitations sont retenues par l’Agence ou en cours d’instruction. Le montant total d’aide dépasse 1 M€. Des expertises de leurs zones humides doivent être conduites pour affiner le montant des paiements et proposer des mesures de gestion. Naturellement, le Parc réalise une partie de ces expertises : étude de l'alimentation en eau de la zone, de la gestion pastorale, des équipements pastoraux (points d'abreuvement, clôtures, traversées de cours d'eau…) Pour l’instant, 1 205 hectares de zones humides sont cartographiés et engagés, ce qui représente 7 % des zones humides de l'Aubrac. Le soutien est plafonné à 9000 €/an/part de GAEC pendant 5 ans, limité à 3 parts de GAEC. L’Agence de l’Eau Adour-Garonne mobilise une enveloppe de l’ordre de 7 millions d’euros pour l’ensemble du grand sud-ouest. “C’est une très bonne chose” réagit spontanément Jean-Pierre Niel, éleveur à Saint Geniez d’Olt et d’Aubrac et tout nouvellement désigné président de la commission Eau du Parc. “Toutes les parcelles de notre exploitation sont en prairies naturelles et on fait ce qu’il faut pour les préserver : jamais de chimie, mais du lisier et un apport en chaux. Ces paiements pour service environnementaux, c’est reconnaître que l’on travaille bien, et que c’est bénéfique pour le bien commun” termine-t-il. “Cette mesure, dans un contexte d’engagement volontaire, permet aux agriculteurs des zones concernées, de faire reconnaître et de valoriser leur mode de conduite et de préservation des prairies naturelles” poursuit Serge Franc, éleveur à Argences en Aubrac et lui aussi nouvellement président de la commission Agriculture du Parc. “Elle s’applique à l’échelle d’un territoire plus vaste qu’aux seules zones d'intérêt écologiques, et permet par là même de toucher un plus grand nombre d’exploitations agricoles. C’est une forme de reconnaissance”.
Forêt communale des Salces - PNR Aubrac
Les Salces, une vieille forêt à la loupe
Publié le 01/07/2026
Identifiée comme étant une vieille forêt, c'est-à-dire non exploitée depuis 100 à 150 sur certains secteurs, la forêt des Salces est particulièrement intéressante de par la diversité des milieux qui la compose : ilôts de maturité, tourbières, milieux rocheux secs... Elle bénéficie cette année d'une étude destinée à cartographier les caractéristiques de ses 150 hectares. Ce travail a été confié aux naturalistes Benjamin Vivet et Nathalie Blondel-Baur et est financé par le Fonds vert et la commune des Salces. L'année prochaine, ces données seront complétées par des études des papillons, mousses et oiseaux de cette forêt. L'ensemble de ces données seront partagées avec la commune qui pourra alors décider d'actions de préservation ou de valorisation de ce patrimoine naturel.
Initiation à l'ornithologie pour l'ABC du Nayrac - PNR Aubrac
Initiation à l'ornithologie pour l'ABC du Nayrac
Publié le 30/06/2026
Une sortie d’initiation à l’ornithologie Animée par le Parc Naturel Régional Aubrac, l’objectif de cette sortie en matinée du mardi 30 juin 2026 organisée dans le cadre de l’ABC du Nayrac, n’était pas tant de faire un inventaire des espèces d’oiseaux fréquentant les pourtours du village, que de s’initier à leur identification. Comment nommer un oiseau observé sans être un expert ? Comment éviter les pièges et erreurs ? Quelle différence entre martinets et hirondelles ? Un oiseau à poitrail rougeâtre est-il forcément un rougegorge familier ? Tous les gros oiseaux noirs ne sont pas toujours des corneilles… Une 15aine d’habitants ont ainsi pu découvrir méthodes, trucs et astuces pour parvenir à approcher au plus près de la bonne identification. Les traits de terrain à relever, plumage, silhouette, taille, vol, chant mais aussi l’habitat, la saison, autant de critères qui permettent de distinguer une espèce d’une autre, même très ressemblante. Un mémo des techniques d’identification des oiseaux reprenant les points présentés lors de la sortie, sera prochainement mis à disposition des habitants. A la suite de cette balade initiatique, un temps en salle de mairie a permis de présenter l’outil mis en place par le parc pour que chacun puisse saisir et faire remonter ses observations, et ainsi participer à l’inventaire du patrimoine naturel de la commune et contribuer à l’Atlas. Cette interface de saisie d’observations, simple d’utilisation, permet également de faire remonter des observations non identifiées, accompagnées lorsque c’est possible d’une photo, en vue d’être transmise aux experts. Les identifications faites seront confirmées ou transmises ensuite à l’observateur. Un bilan des données ainsi remontées pour l’ABC sera fait régulièrement tout au long de la mise en œuvre de l’Atlas, par le parc auprès des habitants.
Les plus belles estives de l’Aubrac en concours [VIDEO]
Publié le 29/06/2026
En cette année internationale du pastoralisme, c’est bien évidemment vers les estives que le Parc naturel régional de l’Aubrac a pointé son projecteur pour mettre en lumière ces prairies exceptionnelles. Mi-juin, le jury du concours a parcouru les 6 parcelles candidates pour analyser leur qualité en termes à la fois de biodiversité et de valeur nutritionnelle pour les vaches. “Nous avons présenté la plus haute parcelle de notre ferme. On y met les vaches qui ont eu des femelles dans l’année, celles qui ont vocation à être gardées” explique Pierre Rey, éleveur à Saint Laurent de Muret. “L’herbe y est riche, les animaux ont une bonne croissance sans que nous ayons eu besoin de leur donner du complément” poursuit-il. “Globalement, toutes les prairies visitées bénéficiaient d'une très bonne gestion pastorale, avec d'excellentes valeurs agronomiques pour l'alimentation des bovins et une diversité floristique remarquable” rend compte Chloé Sillon, chargée de mission agro-environnement au Parc. “Nous avons dénombré plus de cinquante espèces différentes !” Certaines, comme la gentiane jaune, le narcisse des poètes ou l’arnica sont indicatrices du bon état des milieux et donc de leur bonne gestion pastorale. Nous avons aussi identifié la droséra et la grassette, des espèces typiques des tourbières, rares et protégées, qui certifient cette bonne gestion.” “J’ai quelques bases en botanique mais j’ai été surpris par cette diversité florale, j’étais loin de les connaître toutes !” termine l’éleveur. “C’était très intéressant” raconte à son tour Régis Catays, éleveur à Soulages-Bonneval. “Sur notre estive, on ne craint pas trop le temps sec car un ruisseau en fait le tour. Et la vergne, ça garde l’eau. L’herbe y pousse tardivement mais en bonne quantité.” Ce concours des prairies d’estive est organisé par le Parc naturel régional de l’Aubrac et l’Association Fleur d’Aubrac. Le jury était composé d'experts en botanique, faune et agronomie, présidé par Fleur d’Aubrac. Tous les éleveurs engagés travaillaient sous signe de qualité Fleur d'Aubrac ou Bœuf fermier Aubrac, ou en circuit de distribution ultra-court. La remise des prix aura lieu à l’automne, puis le lauréat participera au concours national lors du Salon de l’agriculture en février 2027 à Paris. Encart : Comment résistent les prairies de l’Aubrac à la canicule de ces derniers jours ? Chloé Sillon, chargée de mission agro-environnement au Parc naturel régional de l’Aubrac : “Les prairies naturelles, celles qui sont toujours en herbe et jamais labourées, sont par nature plus résilientes pour plusieurs raisons. De par leur altitude, leur emplacement en fonds de vallée, ou le contexte pédoclimatique, elles sont moins exposées aux températures extrêmes. La fauche tardive et le pâturage extensif permettent le maintien d'une végétation assez haute qui assure, à la fois, une température au sol bien plus faible, mais aussi le développement des graines et l’ensemencement de la prairie. Enfin, la très grande diversité floristique dans ces prairies garantit qu’il y aura toujours des espèces qui résisteront à différents aléas : sécheresses, gel tardif,... Cette année, la végétation est très en avance et les prairies de l’Aubrac n’ont pas vu beaucoup de pluie depuis avril… Le niveau des cours d’eau est déjà alarmant et certaines zones humides paraissent sèches en surface. Dans les estives, en ces derniers jours du mois de juin, le vert commence à jaunir…”
Tour des Monts d'Aubrac - Benoit Colomb - PACT Aubrac
3 sites Natura 2000 évaluent leurs actions
Publié le 25/06/2026
Évaluation des plans de gestion des sites Natura 2000 de l'Aubrac cantalien et lozérien, et de la haute vallée du Lot Ces sites suivent des plans de gestions qui avaient été réalisés en 2010, 2012 et 2013. Fin 2025, les comités de pilotage de ces sites avaient acté d'engager en 2026 leur évaluation, avant de conduire en 2027 un travail de révision des documents d'objectifs des sites. Pour cette première étape de travail, Mathieu Dunoyer et Loan Perracino ont été pris en stage au Parc. Ils engagent donc un recensement des actions conduites sur ces 3 sites par le Parc, mais aussi par les acteurs du territoire, par exemple : Mesures de gestion agri-environnemental, Gestion des habitats et des espèces, Travaux, aménagements, Mesures forestières, Accompagnement des propriétaires / exploitants / autres entrepreneurs, Animation, sensibilisation, communication, Suivi, étude ou inventaire. Ainsi, si votre commune ou un acteur de votre territoire peut enrichir ce recensement, ils peuvent compléter le formulaire mise à disposition > ou contacter le Parc à l'adresse natura2000@parc-naturel-aubrac.fr A partir du bilan des actions recensées, les deux stagiaires évalueront chaque site au regard des objectifs définis en 2012-2013 : efficacité des mesures, enjeux et besoins à prendre à compte pour l'étape suivante. Les contextes sociaux, économiques et environnementaux des sites seront également mis à jour, tout comme les enjeux de conservation des espèces classées et de leurs habitats. Ce travail constituera la base du travail de concertation qui sera ensuite mené par les agents du Parc avec les comités de pilotage pour la révisions des documents d'objectifs et des plans de gestions de chaque site.
Ramassage des déchets sur les berges du Lot à Saint Geniez d'Olt et d'Aubrac - 2 juin 2026
Des projets qui se tissent et se poursuivent à Saint Geniez d'Olt et d'Aubrac
Publié le 19/06/2026
Semaine de la Biodiversité à Saint-Geniez d’Olt et d’AubracDu 19 au 28 juin, la commune vit au rythme de la nature avec une multitude d’animations, balades, conférences, spectacles, expositions et ateliers pour petits et grands. La proposition est née de la dynamique de l'Atlas de la biodiversité communale conduit en 2025 et accompagné par le Parc. Dans ce programme, le Parc accompagne encore la commune dans plusieurs animations : Une Nuit des Burons, 6 projets École du Parc avec les établissements de la commune (École Les Marmousets, Maison de retraite, Fondation Opteo) qui exposent leurs créations à la Galerie Lenoir, et une action de ramassage des déchets. 2/6 : Ramassage des déchets sur les berges du Lot à Saint Geniez d'Olt et d'AubracAprès une présentation du site Natura 2000 de la Haute vallée du Lot et de la biodiversité ordinaire des berges du Lot, deux classes du collège ont ramassé les déchets du Parc des Paredous. Munis de pinces à déchets fournies par le SYDOM, les élèves ont ramassé l'équivalent de 2 sacs noirs, 2 jaunes et 3 pour la déchetterie.
Courlis cendré - Renaud Dengreville
Courlis cendrés. Mieux connaître ses lieux de vie en Aubrac
Publié le 16/06/2026
Le Parc a accueilli Chloé Feijoo, étudiante en BTS Gestion et protection de la nature, pour un stage de deux mois consacré au suivi de cet échassier migrateur qui vit une partie de l’année sur le littoral, dans les estuaires et les vasières, et qui vient nicher dans les espaces prairiaux à l'intérieur des terres.Son travail s'est concentré sur la détection des sites occupés par l'espèce pour sa nidification, mais aussi ceux utilisés comme refuge pour ses petits ainsi que les sites d'alimentation. Les observations de terrain ont confirmé l'occupation de 4 nouveaux sites en plus de ceux prospectés au début du printemps. Un travail de cartographie est en cours. Chaque site connu est caractérisé pour déterminer les types de priairies et de zones humides concernées et les pratiques agricoles associées favorables à l'espèce... mais aussi identifier leur statut, privé ou sectionaux, bénéficiant de mesures de gestion (MAEC ou PSE) et d'un classement (Natura 2000, ENS, ZNIEFF ou SIM). Par la suite, ces localisations seront croisées avec les données climatiques à l'horizon 2050 et 2100 (données produites par le Parc au sein du programme AUBRAC 2050) pour identifier l'impact potentiel du changement climatique sur les territoires de reproduction de cet échassier en Aubrac.
Prospections sur le terrain pour l'inventaire des libellules du site Natura 2000 de la haute vallée du Lot
Publié le 10/06/2026
Un suivi des populations de libellules avait été conduit de 2019 à 2021 et est renouvelé en 2026 pour 3 ans. Les premiers relevés sur le terrain viennent d'être conduits en juin par le Parc et le Conservatoire des espaces naturels d'Occitanie en suivant un protocole scientifique précis (SOGAP) destiné aux libellules d'intérêt communautaires ou inscrites dans un plan national d'action. En haute vallée du Lot, 3 espèces sont suivies : le gomphe de Graslin, la cordulie à corps fin et la cordulie splendide. Les mêmes lieux ont été prospecté, ainsi que de nouveaux sélectionnés en suivant ce protocole. 5 berges de 250 mètres sont parcourues 3 fois dans l'année, à pied ou en canoé. Les exuvies, les enveloppes externes abandonnées au moment de la métamorphose, sont relevées et les faciès des berges est noté : végétation des berges et aquatique, roches, pentes... Elles seront identifiées dans un second temps et le bilan de ce travail sera rendu en novembre prochain.
Lancement de l'Atlas de la biodiversité communale du Nayrac - 30 juin 2026 - PNR Aubrac
Lancement de l'Atlas de la biodiversité communale du Nayrac
Publié le 30/05/2026
Samedi dernier, une fête a été organisée pour présenter aux habitants l'ensemble des actions qui seront conduites et proposer tout un ensemble d'animations par plusieurs structures partenaires (OFB, CPIE du Rouergue, Association française d'agroforesterie) : des jeux avec la biodiversité, les abeilles sauvages, bombes à graines, maquette géante sur l'écologie des insectes pollinisateurs, collection de plumes, observation à la longue-vue,... Une balade naturaliste a emmené 30 personnes, petits et grands, à la découverte de la flore locale, des pollinisateurs et des oiseaux. Puis en fin de journée, ce projet d'Atlas de la biodiversité communale a été présenté au public et un comité de suivi de 25 personnes a été installé. De juin à septembre, les naturalistes Audrey Poujol et Rémy Rudelle conduiront des inventaires sur les insectes pollinisateurs. Les habitants seront invités à participer à certaines séances. A l'automne, l'ornithologue Arnaud Comby mènera un inventaire des oiseaux hivernants, avec également plusieurs séances proposées aux habitants et aux enfants de l'école. Le Parc accompagne la commune dans la mise en œuvre de ce projet qui a reçu le soutien et le financement de l’Office français de la Biodiversité. La commune complète le financement en utilisant sa dotation de l'État pour les aménités rurales.