Préservation et restauration des trames écologiques

« Renforcer la vocation herbagère de l'Aubrac, l'autonomie des exploitations et ses bénéfices »
« Maintenir la qualité écologique du territoire et conforter le patrimoine naturel »

Ressources pour l’élevage, les prairies, les milieux humides, tourbières, haies,… constituent des écosystèmes à la fois exceptionnels sur le plan environnemental et intimement liés aux pratiques d’élevage. Maintenir ces environnements et valoriser ces atouts est une mission qui a été confiée au Parc dans sa Charte, en faveur d’un Aubrac vivant écologiquement et socio-économiquement.

Le Parc candidate auprès du Fonds vert pour engager dès 2024, et pour 3 ans, un nouveau programme d’action intitulé Préservation et restauration des trames écologiques

Son objectif : renforcer la résilience des prairies de l’Aubrac en apportant au territoire des connaissances scientifiques et des expérimentations sur les plans de l’agroécologie et de la biodiversité.

Ce programme interviendra sur différents milieux interdépendants, au-delà des prairies, les haies, les bandes boisées, les murets, les vieilles forêts,…

Prairie fleurie - Bruno Calendini
Carte 1

Le programme de préservation et restauration des trames écologiques :

Avec le soutien de l’État à travers le Fonds vert Biodiversité, l’ensemble de ces actions seront systématiquement conduites avec ou par des partenaires tels que les Chambres d’Agriculture, les Conservatoires d’espaces naturels, le Conservatoire botanique, les instituts de recherche et les partenaires locaux.

Période

2024 – 2026

Financeurs

Partenaires

Chambre d'Agriculture de l'Aveyron
Chambre d'Agriculture de Lozère
FREDON Occitanie
COPAGE
Conservatoire des Espaces naturels d'Auvergne
Conservatoire des Espaces naturels d'Occitanie
Conservatoire botanique national du Massif central
VetAgro Sup Clermont-Ferrand

Élus et agents

GOGUILLON Bertrand
Bertrand GOGUILLON
Chargé de mission Patrimoine naturel, biodiversité

Les actualités liées sur ce thème

Travaux 2025 du programme de gestion des affluents de la Truyère - PNR Aubrac
Fin de travaux pour la phase 2025 du programme de gestion des affluents de la Truyère
Publié le 19/12/2025
Après plusieurs aménagements agropastoraux, la phase de travaux 2025 du programme s'est achevée par des travaux de plantation sur le ruisseau des Vergnes chez 2 exploitants. 1200m d'essences variées, plutôt de haut-jet, ont été implantés dans des secteurs dépourvus de végétation ou soumis à une importante érosion des berges : aulne, tilleul à petites feuilles, frêne commun, érable sycomore, chêne sessile, sorbier des oiseleurs et peuplier noir. Ces plants sont protégés de l'abroutissement du bétail par des clôtures implantées un peu plus tôt. Ils vont permettre de maintenir au frais le cours d'eau et de préserver ainsi sa qualité.
Bes - PNR Aubrac
Clap de fin pour le programme de gestion du Bès
Publié le 15/12/2025
Après 5 années de mise en œuvre (2020-2024), le programme a été prolongé d'une année pour répondre à la forte demande des exploitants agricoles de ce bassin versant. Au delà de faire le bilan des actions qui se sont déroulées en 2025, les 21 participants ont eu accès au bilan de ces 6 années de mise en œuvre, sur les aspects : Travaux : 8 km de clôtures, 43 abreuvoirs, 5 passages à gué, 19 agriculteurs concernés, 60 m3 d'embâcles et 903 arbres à risque traités, Sensibilisation du public : 5 classes, 100 élèves sensibilisés, une balade contée, un guide du riverain, Financiers : 245 000 € de travaux, 175 000 € d'ingénierie, 18 000 € de prestations/études, 277 000 € de subventions soient 65,7 % et 144 000 € de reste à charge pour les EPCI soient 34,3%. Le bilan complet, en cours de rédaction, sera disponible sur le site du Parc.
Vache aubrac allaitante - André Méravilles
Comité de pilotage de l'Observatoire économique filière viande bovine
Publié le 15/12/2025
Ce 2ème comité de pilotage a permis d'aborder deux sujets avec les participants : Le bilan du premier atelier de concertation et les pistes de réflexions qui s'en dégagent : des évolutions inéluctables et dont il faut anticiper les conséquences : agrandissement des fermes, baisse du nombre d'agriculteurs, etc... des évolutions qui viendront fragiliser le territoire : outils collectifs notamment d'abattage ou de transformation, ... et des évolutions qui peuvent être des opportunités : contractualisation, évolution des périodes de vêlages avec le réchauffement climatique,... Un premier travail autour des indicateurs qu'il faudra intégrer à l'observatoire. Le calendrier pour la suite du travail est établi, il y aura notamment 2 autres ateliers de concertation le 2 février et le 2 avril.
Circaète Jean Le Blanc - PNR Aubrac
Que se passe-t-il dans un nid de circaète ?
Publié le 11/12/2025
L’oiseau emblématique des gorges de la Truyère fait l’objet d’un suivi régulier par les animateurs du site Natura 2000. Chaque année, la vingtaine de nids connus sont discrètement observés pour compter le nombre de jeunes oiseaux qui s’y développent. Le circaète Jean-Le-Blanc, de son joli nom, est un oiseau migrateur qui passe l’hiver en Afrique et reviens chaque année, mi-mars, dans le même territoire pour se reproduire. C’est une espèce protégée qui se porte bien dans les gorges de la Truyère. Il se nourrit principalement de reptiles, il est d’ailleurs reconnaissable en vol lorsque l’on distingue un serpent pincé dans son bec. Mais les reptiles, animaux à sang froid, hibernent jusqu’au retour des jours plus chauds… qui peuvent être parfois bien tardifs en Aubrac. Que mangent les circaètes de mars à mai ? Les connaissances sur l’espèce indiquent qu’il apprécie aussi les petits oiseaux, les taupes et les campagnols. Pour mieux connaître le menu du circaète des gorges de la Truyère, le Parc naturel régional de l’Aubrac a conduit en partenariat avec l’Association naturaliste de l’Est Cantal une expérimentation nouvelle. Avant le retour des circaètes d’Afrique pour éviter tout dérangement, les naturalistes ont posé des pièges photographiques à proximité de deux nids connus. Résultat ? Inattendu. Très peu de photos de repas de circaète n'ont été prises dans ces deux nids, les oiseaux ayant décidé de s’installer ailleurs. Par contre, c’est toute une galerie photo d’espèces diverses qu’ont fourni les appareils lors de leur relevé à la fin de l’automne : passereaux, hibou moyen duc, engoulevent d'Europe, genette commune, martre des pins et hibou Grand-duc. Un ballet d’opéra “Truyère sauvage”. Certaines espèces ne font qu’un passage, d’autres sont de vrais prédateurs pour les oisillons. Cette observation inattendue a donc conduit les naturalistes à expliquer certains échecs naturels de reproduction du circaète.
4ème "Découverte du milieu agricole" au lycée de La Canourgue
Suite du chantier pierre sèche à Saint Laurent de Muret
Publié le 09/12/2025
Une quinzaine de jeunes en classe de 4ème "Découverte du milieu agricole" au lycée de La Canourgue a poursuivi le chantier de reconstruction d’un mur en pierre sèche dans le centre-bourg du village entamé en octobre par des étudiants de l’université de Mende. Malgré le vent glacial, le travail a été efficace grâce à l’accueil offert par la mairie qui a permis aux jeunes de faire des pauses au chaud, dans la salle des fêtes. Les lycéens poursuivront leur apprentissage en travaillant sur les terrasses agricoles à proximité du lycée. Ce chantier a été rendu possible grâce à l'appui financier de la DREAL Occitanie, à l’intervention de deux artisans-formateurs de l’Association des artisans bâtisseurs en pierre sèche, et au pilotage du Parc naturel régional de l’Aubrac.
A. Méravilles
L'Aubrac, futur territoire d'étude de l'INRAE
Publié le 03/12/2025
Suite à l'intervention de Patrick Veysset, chercheur à l'INRAE, lors de la Conférence Agriculture du Parc en septembre dernier, des liens se sont créés. Les objectifs du programme de recherches conduit par ce chercheur, programme dénommé VAACHERIN, sont d'évaluer la vulnérabilité des productions animales à l'horizon 2050, de concevoir et d'évaluer des scénarios d'évolution permettant l'adaptation des élevages au changement climatique. Pour cela, l'INRAE va s'appuyer sur trois territoires d'études différents : un territoire de plaine en Bretagne, un territoire du rayon Roquefort dans le Ségala, et un territoire de moyenne montagne dans le Massif central avec l'Aubrac et le plateau des Millevaches. En Aubrac, il s'agira d'inscrire ce programme dans la continuité du programme AUBRAC 2050 du Parc, en approfondissant la démarche au niveau de l'élevage et de l'agriculture, et en apportant des réflexions sur les pratiques agricoles et les orientations. Concrètement et dans un premier temps, 3 ateliers de travail seront proposés aux acteurs concernés au cours du 1er semestre 2026.
1er atelier de concertation de l'Observatoire économique de la filière viande bovine le 25 novembre 2025 à Nasbinals - PNR Aubrac
1er atelier de concertation de l'Observatoire économique de la filière viande bovine
Publié le 25/11/2025
L'objectif était de présenter les premiers travaux du diagnostic de la filière et les modélisations des flux (les animaux ou la viande qui entrent ou sortent du territoire), et de confronter ces premiers résultats à l'avis des participants. Dans un second temps, les participants étaient invités à réfléchir en petits groupes aux facteurs qui viennent influencer la filière viande et de quelle manière. Un début de réflexion collective qui a mobilisé une diversité d'acteurs et permis la richesse des échanges : agriculteurs en circuits longs, en circuits courts et/ou sous signe officiel de qualité, bouchers, État et collectivités locales, Chambres d'Agriculture, organisations professionnelles agricoles,... Deux autres ateliers suivront. Ils sont prévus en février et avril 2026. En attendant, le comité de pilotage de cette étude se tiendra en décembre pour faire le bilan de cet atelier et poursuivre la mise en œuvre du projet.
B. Colomb - PACT Aubrac
Des ateliers de concertation pour créer un Observatoire économique de la filière bovins viande
Publié le 07/11/2025
Mardi 25 novembre à Nasbinals se tiendra un premier atelier de concertation pour la création de cet outil. Éleveurs, engraisseurs, acheteurs, abatteurs, bouchers,... sont invités par le Parc naturel régional de l’Aubrac à prendre part à ce travail pour bâtir un outil sur-mesure pour la filière. “Nous voulons rassembler largement les professionnels pour partager leurs besoins en termes d’information pour créer cet observatoire, mais aussi à terme pour identifier des actions collectives et faciliter l’émergence de projets qui apportent des réponses aux problématiques locales” explique Stéphanie Ingels, chargée de mission filières locales et valorisation des produits au Parc. “Cet observatoire permettra de suivre pour les années à venir les évolutions socio-économiques de l’activité d’élevage sur l’Aubrac. Il devra être un outil partagé d’analyse et de pilotage au service de tous. Dans ce premier atelier, le bureau d’étude qui nous accompagne présentera un premier état des lieux des flux d’animaux et de viande observés, et auprès de chaque maillon de la filière, en Aubrac et en dehors. Nous devrons alors identifier collectivement quels indicateurs, quelles données devront être suivies dans l’observatoire, par exemple le prix des broutards, le nombre de fermes, le nombre d’UGB, le nombre de bouchers…” “La méthode Parc est bien de proposer des moments d’échange, de concertation pour impulser des projets partagés. Les professionnels de la filière sont invités à prendre part à son élaboration pour enrichir la réflexion prospective et permettre d’identifier les projets les plus adaptés possible aux enjeux du territoire” termine la chargée de mission.
Fin de travaux pour le programme de gestion du Bès
Publié le 17/10/2025
14/10 - Journée technique Haies au Buisson
Une journée technique sur les haies au Buisson
Publié le 14/10/2025
Une trentaine de participants agriculteurs, techniciens et élèves se sont réunis sur l’exploitation du Gaec du Gibertès, pour une journée de démonstration d’entretien des haies et de la valorisation du bois. Organisée par le Pacte en faveur de la haie avec la Chambre d’agriculture de la Lozère, le Copage, la FD Cuma, le Parc et le CAUE 48, cette journée a proposé plusieurs interventions et démonstrations pratiques. L’entreprise Norémat a présenté son sécateur hydraulique pour l’entretien mécanisé des haies. L’entreprise « Dans la ramure du Feuillage », accompagnée de la MSA, a sensibilisé les participants à l’élagage en hauteur, à l’usage sécurisé du sécateur et aux bonnes pratiques en matière de sécurité. La Cuma La Joyeuse a mis en avant la valorisation des billons et leur transport, grâce à un combiné bûche et une remorque forestière. Le déchiquetage en plaquettes a été illustré par la Sarl Roux et les établissements Hugon, démontrant l’intérêt de cette transformation pour une valorisation énergétique et le paillage. Les deux types de plaquettes sont utilisés par le Gaec du Gibertès, pour le chauffage des gites et en sous-couche des aires paillées. Enfin, le SDEE et Pierre Ressouche ont présenté une chaudière à plaquettes, soulignant le potentiel de cette ressource locale pour le chauffage. Au-delà des aspects techniques, cette journée a permis de rappeler le rôle fondamental de la haie dans nos paysages ruraux : abri pour la biodiver