Atlas des besoins et des consommations foncières

L’une des missions du Parc naturel de l’Aubrac est de construire une politique de l’habitat innovante et durable.

Dans un premier temps, le Parc a engagé une étude pour mieux connaître les dynamiques d’accueil de nouvelles populations : installation dans du bâti existant ou construction neuve. Dans un territoire où le foncier est porteur d’enjeux agricoles, touristiques et paysagers, cette étude amène une réponse pertinente aux besoins, en limitant les consommations sur les terres agricoles et naturelles.

L’Aubrac se distingue d’autres territoires ruraux par un solde migratoire dynamique (340 arrivées de plus que de départs chaque année sur le territoire) qui pourrait dépasser à court terme le déficit du solde naturel (420 décès de plus que de naissances chaque année). Cette attractivité vis-à-vis de l’extérieur rayonne sur tout le territoire national avec deux principaux contingents :

  • Les territoires hors PNR des départements voisins (Lozère, Aveyron, Cantal) représentant 1 tiers des arrivées ;
  • Des départements urbains du Sud et de l’île de France (Haute-Garonne, Bouches-du-Rhône, Hérault, Paris, Seine-Saint-Denis) représentant un peu moins d’un tiers des arrivées.

Cette vitalité des arrivées repose à la fois sur des choix de déménagements « radicaux », comme le passage d’un territoire urbain à l’Aubrac, et sur des logiques plus locales de rapprochement des emplois pour des populations venant du reste de la Lozère et du Cantal.

Ces dynamiques alimentent un solde migratoire positif dans quasiment toutes les tranches d’âge. Combiné aux mutations sociologiques (desserrement des ménages), l’accueil de ces nouveaux ménages génère des besoins fonciers importants. Dans un territoire appuyé sur une qualité agricole et paysagère exceptionnelle, la consommation d’espace et la gestion de ces besoins fonciers constituent un enjeu fondamental.

L’analyse s’intéressait aussi à l’impact foncier de chaque type de logement. Par exemple 130 m² pour une maison de bourg, 1 800 m² pour un pavillon. Les communes les plus peuplées du territoire ont été examinées afin de définir la typologie des logements, leur situation, en extension ou en renforcement de la trame urbaine existante, leur implantation géographique, etc. Cette analyse permet de matérialiser l’évolution urbaine et d’intégrer des éléments de réflexion lors de l’élaboration des documents d’urbanisme.

L’ensemble du diagnostic aboutit à une évaluation des besoins de logement, mais également en matière d’immobilier d’entreprise, très consommateur en espace. Un ensemble de photos aériennes des bourgs a été pris, engendrant une nouvelle vision de la consommation de l’espace et de l’impact des constructions. A moyen terme, ces clichés faciliteront l’analyse des modalités d’extension ou de densification urbaine des communes.

Outil d’amélioration de la connaissance locale, l’Observatoire des besoins et des consommations foncières permet maintenant aux élus de prendre en main ce sujet. C’est un outil mobilisable à chaque étude de conception ou de modification de document d’urbanisme, tels que les PLUi ou les SCoT, ou pour des projets d’aménagements d’envergure.

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Actualités

Blocs erratiques en Aubrac - A. Méravilles
Mieux connaître et reconnaître le patrimoine rocheux de l’Aubrac
Publié le 24/07/2026
“C’était un peu un angle-mort de la connaissance du patrimoine naturel et culturel de l’Aubrac” explique Bertrand Goguillon, chargé de mission Biodiversité au Parc naturel régional de l’Aubrac. “Les falaises, les chaos granitiques, les murs en pierre sèche, les blocs erratiques… font partie intégrante des paysages de l’Aubrac mais nous, naturalistes, nous n’avions, jusqu’à récemment, pas beaucoup de connaissances précises sur leur cartographie en fonction de la nature des roches et de leur morphologie, des trames que ces infrastructures constituent, ainsi que de la faune et de la flore qui en dépendent” reconnaît-il. En 2025, cette carence a été comblée par le travail patient et titanesque accompli par une jeune stagiaire, Marie-Sarah Gillon, en stage de fin d’études. “Globalement, ce travail a démontré que l’Aubrac a su préserver un bon maillage rocheux, sans fragmentation trop importante ou coupure nette. Cette trame rocheuse, c’est un trésor à préserver !” pointe l’expert. Cartographie de la trame rocheuse de l’Aubrac, typologie des roches, enjeux biodiversité et identification des secteurs prioritaires… le Parc est désormais équipé pour renseigner tout acteur du territoire qui aurait un projet d’aménagement qui pourrait avoir un impact sur des milieux rocheux. “Pour des travaux d’entretien du réseau électrique par exemple, ou l’ouverture de nouvelles voies d’escalade, le tracé d’une course…” donne-t-il en exemple. “Dans les gorges de la Truyère, il y a un enjeu fort pour la préservation des nids des faucons pèlerins et des hiboux grand duc. En connaissant mieux les secteurs à enjeux, nous pouvons accompagner les acteurs pour concilier les usages avec la préservation des espèces” explique l’agent du Parc. Sur le haut plateau, autre exemple cité, les murs en pierre sèche et les blocs erratiques forment un maillage rocheux qui participe à l’équilibre des milieux naturels. “L’exemple le plus simple est celui de l’hermine, véritable “gardienne des prairies”. L’hermine a besoin des murs en pierre sèche pour vivre et elle préserve les prairies en passant ses journées à chasser les campagnols, ces rats des champs qui mangent l’herbe par les racines. Ils représentent 90 % de son alimentation, elle peut en tuer plus de 30 par jour lorsqu’elle élève ses petits. On dit qu’elle est un “prédateur hyper spécialisé” sur ce type de rongeur” précise-t-il. “Moins connu il y a aussi le campagnol des neiges, espèce rare et qui ne cause pas de dégâts dans les prairies, il ne vit nulle part ailleurs que sous les blocs erratiques !” Ces nouvelles connaissances seront présentées et expliquées samedi 8 août à l’occasion du Festival Latcen Pas à la station de ski de Saint Urcize. “Nous interviendrons à deux voix” explique Nathalie Blondel-Baur, naturaliste missionnée par le Parc naturel régional de l’Aubrac pour travailler sur ces sujets. “Le matin, de 11h à 12h30, avec le volcanologue Frédéric Lecuyer nous planterons le décor de la géologie de l’Aubrac, ses roches, son histoire,... Puis de 14h30 à 15h30 nous présenterons cette trame rocheuse et l'exceptionnelle biodiversité qu’elle participe à maintenir. Ce travail d’acquisition de connaissances sur les trames rocheuses de l’Aubrac est l’un des volets du Programme Trames écologiques du Parc naturel régional de l’Aubrac. Il est financé par le Fonds vert de l’État et de l’Agence de l’Eau Adour Garonne.
GAEC de La Fenadou - Marque Valeurs Parc - S. Malgouyres
La Fenadou s’engage aussi dans la marque Valeurs Parc
Publié le 21/07/2026
La marque collective des Parcs naturels régionaux se déploie un peu plus en Aubrac. Avec La Fenadou, ce sont les seconds producteurs fromagers fermiers qui rejoignent cette démarche qui fait la part belle aux valeurs d’attachement au territoire, de dimension humaine et de préservation de l’environnement. “Venant de Picardie, quand nous nous sommes installés avec Michaël au Cayrol en 2017, nous avions la volonté de nous intégrer pleinement dans ce territoire pour lequel nous avions eu un vrai coup de coeur” raconte Marie. “Labellisation bio, transformation fromagère, vente directe sur les marchés, pâturage quotidien en prairies comme en forêts, accueil à la ferme… c’est pour ces raisons et un peu plus que la marque Valeurs Parc leur a été attribuée” explique Régine Pechberty qui accompagne les professionnels dans cette démarche. “Par exemple, le pastoralisme est un vrai engagement pour nous. Nous laissons pousser nos plus belles prairies jusqu’à ce qu’elles montent en graines, puis nous les fauchons et nous répandons ce fourrage sur des parcelles où les variétés historiquement implantées sont plus sensibles à la sécheresse. Les espèces locales, plus résistantes, réensemencent ainsi les prairies moins productives. C’est une méthode peu commune qui nous a été soufflée par un agent du Parc” précise-t-elle. “Toute l’année, dès que le temps le permet, je fais pâturer moi-même mes chèvres. Au printemps elles mangent les fleurs des prairies. Quand il fait chaud, on va plutôt dans les sous-bois, elles y mangent les feuilles des ronces, des chênes, des hêtres,... et l’automne, c’est la châtaigne qui s’ajoute à leur menu ! Alors leur lait prend des saveurs différentes en fonction des saisons !” Le lait de leurs 90 chèvres de races Alpine et Massif central est entièrement transformé à la ferme en une grande variété de fromages : frais, crémeux, demi-secs, aromatisés, cendrés, faisselle, fromage blanc, tomme… Vous pourrez les trouver, et rencontrer Marie et Michaël, sur les marchés hebdomadaires de Saint Geniez, Espalion, Saint Côme et Laguiole, et sur les marchés nocturnes d’Espalion et de Saint Côme.
Publication Instagram @mollow_fr
Train de l'Aubrac : le voyage continue jusqu’aux portes de la Méditerranée ! [VIDEO]
Publié le 08/07/2026
L’opération Train de l’Aubrac avait été qualifiée de “projet exemplaire” l’année dernière par l’Agence nationale pour la Cohésion des Territoires (ANCT) qui avait financé ce projet. Pour rappel, 6 communautés de communes avaient travaillé ensemble pour bâtir tout un programme pour faciliter et inciter à prendre le Train de l’Aubrac : ajout de services en gares, promotion et création de podcasts à écouter en voyageant pour découvrir ce train et les paysages qu’il traverse. Un succès global pour cette opération qui n’est pas passée inaperçue et dès l’automne dernier, le Parc naturel régional des Grands Causses et le Pays Haut-Languedoc et Vignobles ont proposé de prendre le train en marche. Grâce à des fonds LEADER cette fois-ci, le train poursuit son voyage de l’Aubrac jusqu’aux portes de la Méditerranée ! Le programme se déploie donc avec l’ajout de services dans les gares de Sévérac d’Aveyron, St-Georges de Luzençon,… jusqu’à Lunas ; l’extension de la carte interactive qui informe les voyageurs sur les services de mobilité et les offres touristiques à partir des gares ; et une nouvelle campagne de communication sur les réseaux sociaux avec l’Agence Complices qui publiera tout l’été une série d’idées d’escapades à faire à partir des gares de toute la ligne. A suivre sur les réseaux sociaux des Parcs naturels régionaux de l’Aubrac et des Grands Causses, et du Pays Haut-Languedoc et Vignobles !
Belvédère de Mels sur la Truyère, Argences en Aubrac - M. Bonal - Observatoire photographique des paysages de l'Aubrac - PNR Aubrac
Observatoire photographique des paysages de l'Aubrac : une nouvelle vague de clichés
Publié le 08/07/2026
Observatoire photographique des paysages de l'Aubrac Une soixante de clichés sont repris tous les 2 ans depuis 2022. Courant mai, 26 photos ont été reprises, d'autres le seront en septembre. Les nouveaux clichés ont été importés sur l’outil numérique qui permet de comparer les photos et ainsi analyser l'évolution de nos paysages. Pour les consulter rendez-vous ici >
Projet de recherche INRAE VAACHERIN - PNR Aubrac
Quelles trajectoires d’adaptation des élevages au changement climatique ?
Publié le 08/07/2026
L’étude de l’INRAE sur l’adaptation de l’élevage au changement climatique s’est poursuivie jeudi 2 et mercredi 8 juillet à Nasbinals par deux ateliers de terrain avec une vingtaine d’éleveurs et d’acteurs de l’écosystème agricole de l’Aubrac. Après le premier atelier de mars, deux trajectoires d’adaptation avaient été retenues par les participants : la relocalisation de l’élevage bovin et la diversification des productions agricoles. Entre-temps, l’équipe de l’INRAE a conduit plusieurs entretiens pour enrichir la liste des leviers à envisager pour mettre en œuvre ces trajectoires, et ces deux derniers ateliers ont amené les participants à analyser la faisabilité et les impacts de quelques-uns de ces leviers. “Les pistes d’adaptation de nos élevages sont envisagées dans tous les domaines” raconte un participant avant d’énumérer “date de mise à l’herbe des bovins, utilisation de méteil ou d’espèce résistantes, plantation de haies et d’arbres, abreuvement, stockage de l’eau, économies en eau, préservation des zones humides… Age au premier vêlage, engraissement à l’herbe, production de très jeunes bovins, ou de bovins de 24 mois, engraissement des femelles, adaptation de la race pour un meilleur engraissement, plus de rusticité, de précocité et une meilleure résistance à la chaleur… Relocalisation, meilleur investissement du marché parisien et des métropoles régionales, restauration collective,... Il n’y avait aucun tabou, tout a été mis sur la table et après, nous avons voté avec des petites gommettes, et réfléchi aux leviers qui nous semblaient les plus importants”. “Nous devons maintenant considérer l’herbe comme une culture, mieux comprendre comment fonctionnent les prairies pour les préserver et bien les valoriser” réagit Arnaud Imbert, éleveur à Argences en Aubrac. “Et pâturer les bois, cela peut-être une solution complémentaire” souligne Nadège Mouliade. “Nous aurions besoin de travailler avec l’ONF sur ce sujet, cela peut permettre aussi de protéger les bois contre les incendies”. “Nos bâtiments d’élevage sont à repenser aussi, ils sont faits pour les hivers rigoureux, pas pour ces chaleurs” poursuit-elle “pourquoi ne pas expérimenter des équipements plus légers pour faire pâturer nos vaches là où c’est possible toute l’année, été comme hiver ?” “Il y aurait des solutions de regroupement de fermes à étudier, pour partager l’investissement dans le matériel, mais aussi la ressource en eau, le travail…” avance un autre participant “La plaine du Pô, elle aussi souffre de la sécheresse, des ateliers d’engraissement ferment, sans compter le risque sanitaire… Même si les prix sont bons en ce moment, nous devrions quand même réfléchir à d’autres débouchés” ajoute Roland Carrié, éleveur retraité. “Nous avons travaillé sur quelques-uns de ces leviers, mais ce n’est vraiment qu’un premier pas, ça pose beaucoup de questions et il faut y travailler beaucoup plus” conclut Didier Cassagnes, éleveur à Saint Amans des Côts. “Les chaleurs de mai et juin nous impactent beaucoup sur l’Aubrac, parce que contrairement aux élevages qui sont plus au sud, nous n’étions vraiment pas habitués à de tels écarts de température. Sur l’Aubrac, il faut le reconnaître, nous n’avions jamais été vraiment inquiétés par la ressource en eau. Maintenant, le niveau très bas de certaines rivières, alors que nous ne sommes qu’en juin, c’est réellement inquiétant” avoue Patrick Mouliade. “On doit trouver des solutions, il y a des trucs à faire, à tenter” ajoute Nadège Mouliade, éleveuse et ancienne élue du Parc naturel régional de l’Aubrac. “Les éleveurs, sur le terrain, ont pleinement conscience de ces enjeux et trouveront des solutions pour s’adapter. Maintenant, il y a quand même des réglementations qui nous limitent. Il y a des évolutions à envisager pour accompagner ces adaptations” insiste-t-elle avant de poursuivre. “Ces temps de réflexion commune que nous offre le Parc sont tellement importants. Il nous rassemble, il nous implique dans l’anticipation, il nous donne la parole… et ce travail est en plus enrichi de l’expertise de l’INRAE, c’est une vraie chance” juge-t-elle. “Maintenant, il va nous falloir concevoir des actions concrètes, des tests, des expérimentations à conduire et aller chercher les financements pour les mettre en oeuvre” termine-t-elle. Les productions de ces ateliers seront utilisées par l’INRAE pour simuler des scénarios d’adaptation des élevages à travers deux modèles. Le modèle Orfée qui simule le fonctionnement d’une ferme en fonction de données variables. Et le modèle Adap’ter qui, en s’appuyant sur le premier, simule l’adaptation d’un territoire d’élevage au changement climatique. Les résultats de ce projet de recherche seront finalisés et diffusés en 2027.
Vache Aubrac au pâturage - A. Méravilles
Paiements pour Services Environnementaux : 115 exploitations sont retenues en Aubrac
Publié le 07/07/2026
L’Agence de l’Eau Adour-Garonne a déployé un nouveau dispositif pour les éleveurs de l’Aubrac. Les paiements pour services environnementaux (PSE) rémunèrent les actions qui contribuent à restaurer ou maintenir des écosystèmes dont la société tire des bénéfices : préservation de la qualité de l’eau, stockage de carbone, protection du paysage et de la biodiversité… Expérimenté depuis plusieurs années dans d’autres territoires, le Parc naturel régional de l’Aubrac accompagne la mise en œuvre de ce programme en Aubrac aux côtés Saint-Flour Communauté sur le bassin versant de la Truyère et du Syndicat mixte Lot Dourdou sur le bassin versant du Lot amont. Complémentaires aux Mesures agro-environnementales et climatiques de la PAC qui sont réservées aux zones Natura 2000, les PSE sont accessibles à des exploitations hors de ces zones. En Aubrac, ce soutien est orienté spécifiquement sur la préservation des zones humides et des prairies permanentes. Plus d’1 M€ d’euros pour la préservation des zones humides et des prairies permanentes Fin 2025, le Parc avait conduit plusieurs réunions publiques avec ses partenaires pour informer les exploitants de la mise en œuvre sur l'Aubrac de ce nouveau dispositif. A ce jour, 115 exploitations sont retenues par l’Agence ou en cours d’instruction. Le montant total d’aide dépasse 1 M€. Des expertises de leurs zones humides doivent être conduites pour affiner le montant des paiements et proposer des mesures de gestion. Naturellement, le Parc réalise une partie de ces expertises : étude de l'alimentation en eau de la zone, de la gestion pastorale, des équipements pastoraux (points d'abreuvement, clôtures, traversées de cours d'eau…) Pour l’instant, 1 205 hectares de zones humides sont cartographiés et engagés, ce qui représente 7 % des zones humides de l'Aubrac. Le soutien est plafonné à 9000 €/an/part de GAEC pendant 5 ans, limité à 3 parts de GAEC. L’Agence de l’Eau Adour-Garonne mobilise une enveloppe de l’ordre de 7 millions d’euros pour l’ensemble du grand sud-ouest. “C’est une très bonne chose” réagit spontanément Jean-Pierre Niel, éleveur à Saint Geniez d’Olt et d’Aubrac et tout nouvellement désigné président de la commission Eau du Parc. “Toutes les parcelles de notre exploitation sont en prairies naturelles et on fait ce qu’il faut pour les préserver : jamais de chimie, mais du lisier et un apport en chaux. Ces paiements pour service environnementaux, c’est reconnaître que l’on travaille bien, et que c’est bénéfique pour le bien commun” termine-t-il. “Cette mesure, dans un contexte d’engagement volontaire, permet aux agriculteurs des zones concernées, de faire reconnaître et de valoriser leur mode de conduite et de préservation des prairies naturelles” poursuit Serge Franc, éleveur à Argences en Aubrac et lui aussi nouvellement président de la commission Agriculture du Parc. “Elle s’applique à l’échelle d’un territoire plus vaste qu’aux seules zones d'intérêt écologiques, et permet par là même de toucher un plus grand nombre d’exploitations agricoles. C’est une forme de reconnaissance”.
Agence Complices
Ça chauffe sur l’Aubrac. Quel tourisme pour quel climat ?
Publié le 07/07/2026
Quel climat à l’aube de 2050 sur l’Aubrac ? Comment le tourisme va évoluer ? Quels moyens de transports pour nos vacances désormais ? Voici le thème d’une conférence intitulée “Ça chauffe sur l’Aubrac !” conduite par Silvia Estevez Santos, chargée de Mission énergie-climat au Parc naturel régional de l’Aubrac et Jean-Jacques Marchi, docteur en Sciences Économiques à l’Université de Bordeaux qui se déroulera vendredi 24 juillet à 15h à la Maison de l’Aubrac. “Le Parc de l’Aubrac travaille sur le sujet de l’adaptation au changement climatique dans diverses domaines” présente la chargée de mission. “L’année dernière, nous avons conduit un diagnostic sur le climat à venir sur l’Aubrac. En croisant les données brutes existantes mises à disposition par Météo France, nous avons bâti une cartographie de l’Aubrac à l’horizon 2050 et 2100 pour une vingtaine d’indicateurs de température, précipitations, sécheresse, vent… avec une précision d’une maille de 8 km” déroule-t-elle. C’est ce diagnostic qui sera rapidement présenté en introduction à la présentation, avant de faire un focus sur la stratégie d’adaptation au changement climatique que le Parc mène pour accompagner le secteur touristique dans la prise en compte de ces enjeux. “Nous avons conduit plusieurs ateliers de travail et identifié des vulnérabilités, des opportunités et plusieurs pistes d’actions” poursuit-elle. “Par exemple l’encadrement d’un “tourisme de fraîcheur”, l’accompagnement de la transformation des activités professionnelles, la mise oeuvre opérationnelle du tourisme aux quatre saisons… mais aussi des actions qui relèvent de la préservation des ressources : l’eau, les paysages. L’amélioration du confort d’été dans les bâtiments. Les mobilités douces. Le travail conduit concerne des domaines d’action très différents” conclut-t-elle. Cette conférence sera l’occasion d’échanger avec le public sur ces pistes d’action. Puis, la parole sera donnée à Jean-Jacques Marchi, spécialiste du tourisme ferroviaire et Vice-Président des Amis du Viaduc de Garabit (AMIGA). “Vu le dérèglement climatique en cours, les déplacements touristiques devront forcément changer pour être moins dépendants des énergies fossiles et rejeter moins de gaz à effets de serre” annonce le spécialiste. “Dans ce contexte, la ligne du Train de l’Aubrac, électrifiée sur la majeure partie de son parcours, constitue un réel atout qui répond aux enjeux d’aujourd’hui et de demain. Il faut donc mettre en avant cette ligne et développer son usage, en s’inspirant de ce qui se fait ailleurs avec succès (Suisse, Autriche…) , où des réseaux ferroviaires dynamiques constituent, en eux-mêmes, un attrait touristique tout en assumant leurs missions “classiques” (transport de voyageurs et de fret) au bénéfice de la population et des acteurs économique locaux” termine-t-il. Cette conférence est organisée par l’association des Amis du Parc naturel régional de l’Aubrac.
Application mobile Cartes IGN
Les randonnées de l'Aubrac disponibles dans l'appli de l'IGN
Publié le 03/07/2026
L'application Cartes IGN possède désormais la possibilité d'afficher des suggestions de randonnées issues de la base de données Geotrek avec laquelle nous travaillons en Aubrac pour alimenter www.rando-Aubrac.fr. Ainsi, l'information travaillée avec les offices de tourisme et les comités de randonnée pédestre, qualitative et officielle, bénéficie automatiquement aux utilisateurs de cette application. L'application Cartes IGN fait ainsi le lien avec plus de 7400 circuits au niveau national : parcours pédestres, VTT, cyclo, équestres, trail et gravel. Ce déploiement structure et diffuse une offre de pleine nature pour mieux orienter les fréquentations sur les circuits entretenus, balisés et empruntant des chemins publics ou autorisés.
Observatoire des prairies de l'Aubrac - M. Bonal
Suivre à la loupe l'évolution des prairies
Publié le 02/07/2026
Observatoire des prairies du Massif central Les Conservatoires botaniques nationaux et l’INRAE de Clermont-Ferrand ont entrepris la création d'un Observatoire des prairies auquel le Parc de l'Aubrac participe. Pendant, les 10 années à venir, 15 parcelles de 3 exploitations volontaires à Laguiole, Saint-Urcize et Prinsuéjols ont été sélectionnées pour bénéficier chaque année de relevés botaniques exhaustifs et d'analyses de fourrage. L'objectif ? Suivre "à la loupe" l'évolution des parcelles dans un contexte de changement climatique, mieux comprendre leur fonctionnement et préserver la production fourragère en quantité et en qualité. L'année dernière, botanistes et chercheurs avaient parcouru ces parcelles pour tester et élaborer un protocole de suivi. Ce mois de juin, ils sont revenus pour procéder aux premiers relevés de la série. Des relevés exhaustifs ont été fait sur des placettes, ainsi que des taux de recouvrement des espèces
Forêt communale des Salces - PNR Aubrac
Les Salces, une vieille forêt à la loupe
Publié le 01/07/2026
Identifiée comme étant une vieille forêt, c'est-à-dire non exploitée depuis 100 à 150 sur certains secteurs, la forêt des Salces est particulièrement intéressante de par la diversité des milieux qui la compose : ilôts de maturité, tourbières, milieux rocheux secs... Elle bénéficie cette année d'une étude destinée à cartographier les caractéristiques de ses 150 hectares. Ce travail a été confié aux naturalistes Benjamin Vivet et Nathalie Blondel-Baur et est financé par le Fonds vert et la commune des Salces. L'année prochaine, ces données seront complétées par des études des papillons, mousses et oiseaux de cette forêt. L'ensemble de ces données seront partagées avec la commune qui pourra alors décider d'actions de préservation ou de valorisation de ce patrimoine naturel.