Atlas des besoins et des consommations foncières

L’une des missions du Parc naturel de l’Aubrac est de construire une politique de l’habitat innovante et durable.

Dans un premier temps, le Parc a engagé une étude pour mieux connaître les dynamiques d’accueil de nouvelles populations : installation dans du bâti existant ou construction neuve. Dans un territoire où le foncier est porteur d’enjeux agricoles, touristiques et paysagers, cette étude amène une réponse pertinente aux besoins, en limitant les consommations sur les terres agricoles et naturelles.

L’Aubrac se distingue d’autres territoires ruraux par un solde migratoire dynamique (340 arrivées de plus que de départs chaque année sur le territoire) qui pourrait dépasser à court terme le déficit du solde naturel (420 décès de plus que de naissances chaque année). Cette attractivité vis-à-vis de l’extérieur rayonne sur tout le territoire national avec deux principaux contingents :

  • Les territoires hors PNR des départements voisins (Lozère, Aveyron, Cantal) représentant 1 tiers des arrivées ;
  • Des départements urbains du Sud et de l’île de France (Haute-Garonne, Bouches-du-Rhône, Hérault, Paris, Seine-Saint-Denis) représentant un peu moins d’un tiers des arrivées.

Cette vitalité des arrivées repose à la fois sur des choix de déménagements « radicaux », comme le passage d’un territoire urbain à l’Aubrac, et sur des logiques plus locales de rapprochement des emplois pour des populations venant du reste de la Lozère et du Cantal.

Ces dynamiques alimentent un solde migratoire positif dans quasiment toutes les tranches d’âge. Combiné aux mutations sociologiques (desserrement des ménages), l’accueil de ces nouveaux ménages génère des besoins fonciers importants. Dans un territoire appuyé sur une qualité agricole et paysagère exceptionnelle, la consommation d’espace et la gestion de ces besoins fonciers constituent un enjeu fondamental.

L’analyse s’intéressait aussi à l’impact foncier de chaque type de logement. Par exemple 130 m² pour une maison de bourg, 1 800 m² pour un pavillon. Les communes les plus peuplées du territoire ont été examinées afin de définir la typologie des logements, leur situation, en extension ou en renforcement de la trame urbaine existante, leur implantation géographique, etc. Cette analyse permet de matérialiser l’évolution urbaine et d’intégrer des éléments de réflexion lors de l’élaboration des documents d’urbanisme.

L’ensemble du diagnostic aboutit à une évaluation des besoins de logement, mais également en matière d’immobilier d’entreprise, très consommateur en espace. Un ensemble de photos aériennes des bourgs a été pris, engendrant une nouvelle vision de la consommation de l’espace et de l’impact des constructions. A moyen terme, ces clichés faciliteront l’analyse des modalités d’extension ou de densification urbaine des communes.

Outil d’amélioration de la connaissance locale, l’Observatoire des besoins et des consommations foncières permet maintenant aux élus de prendre en main ce sujet. C’est un outil mobilisable à chaque étude de conception ou de modification de document d’urbanisme, tels que les PLUi ou les SCoT, ou pour des projets d’aménagements d’envergure.

Documentation

Partenaires et financeurs

Actualités

Conseil syndical électif du Parc naturel régional de l'Aubrac - Mercredi 27 mai 2026 - PNR Aubrac
Une présidence cantalienne pour le Parc naturel régional de l’Aubrac
Publié le 29/05/2026
Le Parc naturel régional de l’Aubrac était né « par un vent incitateur et solidaire venu simultanément de l’Aveyron, de la Lozère et du Cantal. Ce qui était impossible à un, même à deux, devient possible à trois » a rappelé Marc Guibert, en introduction au comité syndical électif qui s’est déroulé mercredi 27 mai à Aubrac. La citation est d’André Valadier bien sûr, fervent bâtisseur du Parc. Ainsi, dès sa création, les élus avaient acté un principe de gouvernance alternée entre les trois départements. “Ce choix est un moyen de renforcer l’adhésion des élus, des acteurs locaux et de la population. Je tiens à remercier Carole Delga, présidente de la Région Occitanie pour son soutien” a appuyé le cantalien qui présentait hier sa candidature à la suite du lozérien Bernard Bastide, qui lui-même avait succédé en 2020 à l’aveyronnais André Valadier. “C’était un honneur, j’ai été très heureux de présider le Parc” confiait Bernard Bastide. “André Valadier m’a fait confiance, j’étais admiratif du travail qu’il faisait à l’époque pour unifier l’Aubrac et j’étais le premier à dire en Lozère qu’il fallait se joindre à ce mouvement” poursuit celui qui reste engagé en tant que vice-président. “L’histoire de l’Aubrac est une histoire de passionnés, les anciens évidemment. Les nouveaux élus des communes qui sont délégués au Parc et que nous accueillons aujourd’hui. Mais également les plus jeunes, les agents du Parc, eux aussi sont des passionnés de l’Aubrac”. Les nouveaux élus du Parc Marc Guibert a ainsi été élu président du Parc et Bernard Bastide a été élu vice-président représentant les communes. Il retrouve Christine Sahuet, vice-présidente représentant les régions et Vincent Alazard, vice-président représentant les départements. 10 sièges des représentants des communes au bureau du Parc ont également pourvu avec l’élection de : Eve Brézet, Recoules d’Aubrac (48), Michèle Castan, Bourgs sur Colagne (48), Florence Delas, Saint Urcize (15), Serge Dumazel, Fridefont (15), Serge Franc, Argences en Aubrac (12), Jean-Pierre Kircher, St Pierre de Nogaret (48), Laurent Mouliade, Nasbinals (48), Jean-Pierre Niel, St Geniez d’Olt et d’Aubrac (12), Murielle Vabret, Argences en Aubrac (12), Jean Valadier, communauté de commune Aubrac Carladez Viadène (12). Le comité syndical du Parc compte 116 délégués des 79 communes et des 6 intercommunalités adhérentes, des 3 départements et des Régions Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes. “Un attachement profond et ancien” “Aveyronnais de naissance, j’accompagnais mes cousins lorsqu’ils transhumaient leurs bêtes du Causse jusqu’au plateau de l’Aubrac” raconte Marc Guibert pour illustrer à quel point son “attachement est profond et ancien”. Élu de Chaudes Aigues, kinésithérapeute et ostéopathe à la retraite, Marc Guibert est surtout connu pour son engagement dans les activités de pleine nature qu'il a développées en Aubrac avec une énergie inépuisable. Président-fondateur du Grand Parcours, l’association organise plusieurs événements sportifs et culturels qui mettent en valeur le territoire : Le Raid Multisports, L’Aubrac Trail Hivernal, RandAubrac, Cap au Sud… L’association a aussi aménagé des chemins de randonnée emblématiques comme Aubrac au Cœur, Le chemin des Espagnols, ou encore le site d’escalade des Gorges du Bès. Une continuité pour le projet du territoire Aubrac Un Parc naturel régional est d’abord un territoire classé, reconnu par l’État pour son unité géographique, économique, culturelle et humaine. Son but est de préserver et mettre en valeur des espaces ruraux habités, dont les paysages, les milieux naturels et le patrimoine culturel sont de grande qualité, mais fragiles. Un Parc naturel régional s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, la Charte du Parc. Géré par un syndicat mixte, un Parc met à disposition des porteurs de projets, communes, communautés de communes mais aussi acteurs privés,... son ingénierie pour accompagner les projets qui s’inscrivent dans cette Charte. Quatre piliers guident l’action commune : Protéger le patrimoine naturel, culturel, historique, paysager et artisanal. Contribuer au développement économique, social et durable. Contribuer à l’information, la sensibilisation et l’éducation des publics aux patrimoines et à l’environnement. Réaliser des actions expérimentales ou exemplaires, contribuer à des programmes de recherche. “La maison brûle et nous regardons ailleurs” Reprenant l’expression de Jacques Chirac en cette très chaude journée de mai, Marc Guibert a présenté sa vision des enjeux pour l’Aubrac. “Écologique, énergétique, alimentaire, agricole… Les transitions sont au cœur de notre projet. Elles ne doivent pas être subies, elles doivent se construire collectivement, s’appuyer sur la science, la raison et l’action concrète. Nous défendons une écologie positive, rurale, vécue et pragmatique, adaptée à nos réalités. Une écologie acceptable et acceptée par tous, de tous âges, de tous métiers, de toute situation. Ressource “eau”, ressource “herbe”, démographie et attractivité, alimentation, habitabilité, passoires thermiques, mobilité,... Dans un monde où les débats s’emballent, nous choisissons la nuance et le pragmatisme. Le Parc est un laboratoire, bâtissons ensemble des solutions sur-mesure, et passons à l’échelle supérieure, massifions les solutions”.
Agence complices
Ça chauffe sur l’Aubrac !
Publié le 29/05/2026
Quel climat à l’aube de 2050 sur l’Aubrac ? Comment l’urbanisme va s’adapter ? Voici le thème d’une conférence intitulée “Ça chauffe sur l’Aubrac !” conduite par Silvia Estevez Santos, chargée de Mission énergie-climat au Parc naturel régional de l’Aubrac et Vincent Lherm, directeur du CAUE de l’Aveyron vendredi 12 juin à 15h à la Maison de l’Aubrac. “Le Parc de l’Aubrac travaille sur le sujet de l’adaptation au changement climatique dans diverses domaines” présente la chargée de mission. “L’année dernière, nous avons conduit un diagnostic aussi précis que possible sur le climat à venir sur l’Aubrac. En croisant les données brutes existantes mises à disposition par Météo France, nous avons bâti une cartographie de l’Aubrac à l’horizon 2050 et 2100 pour une vingtaine d’indicateurs de température, précipitations, sécheresse, vent… avec une précision d’une maille de 8 km” déroule-t-elle. C’est ce diagnostic qui sera présenté en introduction à la présentation, avant de confier la parole à Vincent Lherm, architecte, pour faire un focus sur l'urbanisme et l’adaptation des bourgs et villages et des habitations privées. “C’est un sujet qui nous concerne tous, villes, villages, campagne et montagne, même en altitude” considère l’architecte. “Je présenterai des exemples, principalement locaux, pour améliorer le confort thermique des villes et des habitations : végétalisation, désimperméabilisation, écomatériaux, rénovations…” 2,3° d’augmentation de la température moyenne en 2050 “Ce qu’il faut avoir à l’esprit, pour ce qui concerne l’urbanisme, c’est d’abord l’augmentation des températures, des épisodes caniculaires et des nuits tropicales, surtout dans les vallées” poursuit la chargée de mission du Parc. “2,3° d’augmentation de la température moyenne en 2050. C’est difficile à s’imaginer, mais beaucoup de nos bâtiments ne sont pas adaptés. Historiquement, les constructions étaient faites pour s’isoler du froid. Mais isoler du chaud, ce n’est pas tout à fait la même chose”. “Les murs épais du bâti ancien ont une inertie intéressante” poursuit Vincent Lherm, “mais parfois, les ouvertures réduites limitent le rafraîchissement des pièces, l’orientation sud peut poser de nouvelles questions, les combles, souvent aménagés, ne jouent plus leur rôle de tampon thermique… Des solutions existent, même dans les centres anciens et classés. Les villages qui sont en altitude possèdent un atout considérable en termes de vivabilité, leur attractivité peut être renforcée par un urbanisme adapté”. Plusieurs exemples, bonnes pratiques, idées d’aménagements légers ou plus importants seront présentés. Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de l’Aveyron est une association qui poursuit depuis 46 ans une mission d’intérêt public pour l’aménagement et le cadre de vie. “Il nous faut avoir conscience de ces changements et les prendre en compte dans les projets” insiste la chargée de mission du Parc qui se tient, par ailleurs, à l’écoute des porteurs de projets pour les orienter vers les ressources locales.
Résidence d'artiste "Petit ruisseau" à Nasbinals du 18 au 22 mai 2026 - PNR Aubrac
A Nasbinals, “Petit ruisseau” deviendra grand
Publié le 22/05/2026
“Cette semaine à Nasbinals était une étape dans un long travail de création d’un spectacle jeune public” explique Claire Weidmann, chanteuse et musicienne. La petite équipe artistique rassemblée pour ce projet, qui compte aussi Timothée Demoury à la guitare et Eela Laitinen aux pinceaux, a passé une semaine riche d’ateliers et de rencontres à Nasbinals du 18 au 22 mai. “C’était très intéressant, nous avons collecté plein de matières pour notre projet, des sons, des vidéos et des dessins au cours de multiples ateliers avec les petits des écoles et les anciens de la maison de retraite”. Au programme : création de fresques aquatiques, créations sonores, illustrations en couleurs ou à l'encre noire, spectacle-atelier expérimental… En fin de semaine, les artistes ont partagé les cartes postales sonores et les fresques réalisées, qu’ils ont accompagné de deux morceaux de musique extraits de leur spectacle en cours de création "Petit ruisseau". Avec les artistes, petits et grands ont exploré les milieux aquatiques de l’Aubrac, des lacs aux rivières, en passant par les tourbières et leur diversité écologique. “Nous avons vécu de très beaux moments” raconte Katleen Stahl, élue à Nasbinals et salariée du Foyer rural. “A la maison de retraite, les anciens ont fait remonter leurs souvenirs liés à l’eau de leur enfance, qu’il fallait aller chercher au lavoir car il n’y avait pas d’eau à la ferme, les échanges ont été très émouvants. Pendant ce temps, Eela Laitinen dessinait ce qu’elle entendait, c’était très beau. Avec les tout-petits, le spectacle se déroulait en même temps qu’ils pouvaient patouiller avec de la peinture, c’était très chouette. Et avec les plus grands, les deux écoles se sont mélangées pour un nouvel atelier haut en notes de couleurs et de musique. Créer du lien comme ça, cela répond tout à fait au projet de notre Foyer rural”. “Ces propositions à l’échelle de la commune entrent en résonance avec les projets École du Parc portés par les écoles et la maison de retraite” explique Solveig Cherrier, chargée de mission Éducation au Parc. “Ils sont coordonnés par le Parc en partenariat avec le Territoire Éducatif Rural de l’Éducation nationale. Résidence artistique de territoire initiée par le Parc naturel régional de l’Aubrac en partenariat avec la DRAAC Occitanie, l’Agence de l’eau et la Communauté de communes des Hautes Terres de l’Aubrac, l'espace de vie sociale du foyer rural de Nasbinals et le territoire éducatif rural de l'Éducation nationale. L’équipe artistique est composée du duo bocage, Timothée Demoury (guitare, programmations, voix) et Claire Weidmann (chant, effets, claviers), accompagnés de l’illustratrice Eela Laitinen.
Saint Urcize : Un chantier exemplaire au rocher de la Vierge - PNR Aubrac
Saint Urcize : Un chantier exemplaire au rocher de la Vierge
Publié le 22/05/2026
La commune de Saint-Urcize a engagé un chantier sur le site emblématique du Rocher de la Vierge, point culminant du village. Mercredi 13 mai, partenaires et financeurs étaient invités à faire un tour de ce chantier exemplaire à plusieurs titres. “C’est un site important pour le village, un témoin de notre histoire” a introduit Florence Delas, toute nouvelle maire. “Je remercie mon prédécesseur Bernard Remise, qui a engagé ce projet, et Bernard Porteneuve, qui l’a initié tient-elle à citer. “Quand, en 2024, la commune m’a exposé sa volonté de rénover l’accès au rocher” raconte Yohan Planche, chef de projets “Villages d’avenir” pour la DDT du Cantal, “nous nous sommes dit que le site méritait une restauration exemplaire, qui mette en avant le travail de la pierre sèche et l’utilisation de matériaux locaux.” Accompagnés sur le plan technique par l’Association des artisans bâtisseurs en pierres sèches (ABPS) et le Parc naturel régional de l’Aubrac, et sur le plan financier par l'État et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, des entreprises qualifiées ont été sélectionnées et le chantier a démarré début 2026. Hugo Receveur, urbaniste-paysagiste et maître d’oeuvre du projet, poursuit la présentation : réhabilitation de plus de 150 m2 de murs en pierres sèches, murs de clôture, de soutènement, simple et double parement, avec utilisation de pierre présente sur place et d’un stock établi par les services municipaux ; création d’une calade à sec, un revêtement traditionnel et perméable fait de galets de rivière calés, sur chant, sans mortier, sur lit de sable, en l’occurence du “sable noir provenant de la carrière de Cantoinet à 30km de là” ; aménagement d’un espace de promenade et de pique-nique ; et enfin, sécurisation de l’accès au sommet par la rénovation de l’escalier en marches de granit, “un défi de pose” et par l’ajout d’un garde-corps. “Sur le plan technique, c’est le plus gros projet en pierre sèche de l’Aubrac” juge-t-il en connaisseur. “Est-ce que ces techniques de construction coûtent plus cher ?” lance un participant en connaissant la réponse. “Non !” répond Vincent Rodier, artisan bâtisseur en pierres sèches qui déploie ses compétences sur ce chantier d’exception. “Sur notre chantier, il n’y a pas de bruit, pas de bétonnière, pas de sable à mortier, qui arrive en camion. Au final, on est au même prix qu’un chantier construisant en béton. Notre problème, c’est plutôt la main d'œuvre, on a des cahiers de commande un peu longs.” “Les pierres en orgue de basalte de ce secteur de l’Aubrac ont de nombreuses faces de contact, et c’est très précieux pour un bâtisseur. Quand elles sont posées, ça ne bouge plus. Et on en a pour 100 à 200 ans !” poursuit le maître d'œuvre. “Pour la Région Auvergne-Rhône-Alpes, c’était un projet à soutenir fortement pour sa valeur d’exemple : on valorise notre patrimoine, culturel et naturel, paysager. On valorise le cadre de vie des habitants. On valorise aussi une filière économique locale à travers des artisans, des bâtisseurs qualifiés” explique Martine Guibert, élue régionale. “C’est un très très joli projet pour nous” termine l’artisan. “Moi je suis d’ici, de Saint Urcize, je me suis formé à la pierre sèche, j’ai passé toutes les qualifications nécessaires pour faire ce type de projet, pour rénover le patrimoine de chez nous.” Le chantier est porté par la commune et accompagné par les services de l'État, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Parc. Il est piloté par le maître d’œuvre urbaniste-paysagiste Hugo Receveur. Les travaux de pierres sèches sont réalisés par l’entreprise Les Maçons de l’Aubrac, gérée Fabrice Sych et Vincent Rodier, tous 2 en possession d’un certificat professionnel de bâtisseur en pierre sèche. Les garde-corps de l’escalier ont été réalisés par l’entreprise Philippe Reversat à Saint Urcize. ENCART : Apprendre à construire des murs en pierre sèche. A la fin du chantier du Rocher de la Vierge, l'association des artisans bâtisseurs en pierre sèche organise une formation pour disposer de connaissances sur la qualité des murs en pierre sèche et être en mesure d'entretenir le patrimoine bâti avec cette technique. Un mur d’une dizaine de mètres sera réalisé à cette occasion. Cette formation convient particulièrement aux maçons professionnels et aux agents communaux. La formation est payante et se déroule du 22 au 26 juin. Informations et inscription auprès de Laure Bouju, à l’ABPS au 04 66 32 58 47.
20260504 - Point presse de lancement des Nuits des Burons 2026 - PNR Aubrac
Embarquement immédiat pour les Nuits des Burons 2026 !
Publié le 07/05/2026
Ils étaient encore une fois très nombreux, les partenaires des Nuits des Burons, pour annoncer le programme de cette neuvième édition le lundi 4 mai au Re’Peyre, la gare d’Aumont-Aubrac rénovée en boutique de produits locaux. “Une gare, c’est curieux pour parler des Nuits des Burons !” a introduit Marc Guibert, vice-président du Parc. “Nous portons une action globale pour préserver les patrimoines de l’Aubrac, tous les patrimoines. Ce lieu insolite connaît aujourd’hui une seconde vie, comme les Burons, ces anciennes fromageries d’estives, qui sont progressivement rénovées et reprennent vie, autrement.” Le choix de ce lieu est aussi un clin d'œil au travail fait pour la promotion du Train de l’Aubrac, qui a connu un joli succès l’année dernière, et qui va se poursuivre cette année. C’est une programmation toujours très riche, joyeuse et festive qui a été présentée par Laurent Joyeux, cheville ouvrière des actions culturelles du Parc, avec une multitude de partenaires. Chaque Nuit, chaque proposition est bâtie ainsi, avec les forces vives qui s’approprient chaque année un peu plus cet événement culturel qui met les Burons de l’Aubrac, et le pastoralisme, à l’honneur. “Le rôle du Parc sur le territoire se ressent bien à travers les Nuits des Burons : mettre en relation, rassembler les acteurs ultra-locaux pour créer un programme qui réponde à leurs aspirations et qui mette en valeur tous les patrimoines de l’Aubrac, matériel et immatériel, pastoralisme, paysages, musique, spectacle vivant mais aussi biodiversité, géologie, culture occitane... Depuis 9 ans maintenant, cet événement prend corps” poursuit Jean-Pierre Kircher, élu-référent Culture au Parc, avec conviction. “Les Burons de l’Aubrac sont la trace tangible de l’agropastoralisme qui se perpétue sur l’Aubrac et qui est célébré par l’Unesco cette année”. Michel Guiral, nouveau président de la Communauté de communes des Hautes Terres de l’Aubrac, s’était joint à l’événement aux côtés d’Alain Astruc, maire du village et élu du Parc. “J’ai connu les Burons dans leur fonction première, mon frère était “rol”, aide-fromager au Buron de Camejane. Mettre en valeur, animer, faire revivre les Burons comme vous le faites, je trouve ça formidable ! Bravo pour vos engagements respectifs” a-t-il conclu. RDV samedi 16 mai à partir de 16h à la gare d’Aumont-Aubrac pour la toute première Nuit des Burons de la saison. Au programme : lecture de paysage avec le CAUE de la Lozère, embarquement à 16h à la gare d’Aumont-Aubrac pour une petite balade à pied. Correspondance à 18h30 à la gare pour le spectacle “Aubrac Express, une ligne de vie”, de la Compagnie Gérard Gérard. Voyage à travers les 25 podcasts du Train de l’Aubrac, une histoire de potes qui prennent le train, racontée avec trois Revox, un vieux Nagra, des bandes analogiques et deux draps blancs qui bougent au vent. Petite restauration sur place. La suite du programme des Nuits des Burons 2026, infos pratiques et inscription, est disponible sur le site du Parc : https://www.parc-naturel-aubrac.fr/voir-faire/les-rendez-vous-du-parc/
Résidence artistique "Petit Ruisseau" - PNR Aubrac - M. Bonal
“Tout petit ruisseau”, un spectacle pour les tout-petits enfants
Publié le 29/04/2026
Le duo Bocage, composé de Timothee Demoury et Claire Weidmann, accompagné de l'illustratrice Eveliina Laitinen, ont présenté leur spectacle spécialement conçu pour des enfants de 0 à 3 ans. Les tout-petits ont suivi ce voyage musical et sensoriel, de la source jusqu'à la mer. Contée, chantée et illustrée en direct, l'histoire les a invités à participer à cette création en peignant et en touchant différentes matières tels que la laine, galets, branches afin d'explorer l'eau et ses milieux avec tous leurs sens. Le projet "Petit Ruisseau" explore la question de l'eau et de ses enjeux sous un angle créatif et poétique à travers une résidence de territoire initiée par le Parc en partenariat avec la DRAC Occitanie, l’Agence de l’eau et la Communauté de communes des Hautes Terres de l’Aubrac.
29/4/26 : Suivi des niveaux d'eau dans la tourbière de Pougalion
Suivi des niveaux d'eau dans la tourbière de Pougalion
Publié le 24/04/2026
Suivi des niveaux d'eau dans la tourbière de Pougalion, commune des Salces et de Saint-Laurent-de-Muret Le Syndicat Mixte Lot Dourdou (SMLD), a mis en place ce suivi pour étudier la résilience des milieux face au changement climatique et aux phénomènes extrêmes (sécheresse/orages). Fin avril, les équipes ont relevé les niveaux du ruisseau de Pougalion et des sondes piézométriques (mesure du niveau d'eau dans le sol de la tourbière). Les données collectées alimenteront l'Observatoire de l'eau du Parc. D'autres sites bénéficient du même suivi : tourbières de la source du Roc (avec l'ONF), tourbière des Roustières, lac de Saint Andéol, lac de Born, réserve du Puy de la Tuile.
Résidence de territoire "Montézic II : Parlons Culture & Création" - M. Bonal
Montézic II : Une mise en lumière des mémoires invisibles des riverains du barrage
Publié le 17/04/2026
Depuis janvier Alice, Olivia et Rose-Marie, paysagistes et architectes, sont allées à la rencontre d’habitants du territoire pour collecter l’histoire de la construction du barrage de Montézic. “Nous nous sommes intéressées non pas à l’histoire technique, industrielle du site, mais à la mémoire et aux histoires des habitants qui ont vécu cette construction, qu’ils aient été partie prenante, ou tout à fait extérieurs à ce projet. Ce sont ces histoires orales, non-écrites, non-visibles, que nous sommes allées chercher. Nous avons interrogé les liens entre les personnes et les espaces, les paysages qui ont été transformés. Et nous en avons fait un projet visuel, nous nous sommes faites véhicule de ces mémoires que nous avons retranscrites dans un “Atlas de l’électricité” raconte Olivia Fert. De cet Atlas ont été extraits photos, cartes et documents d’archives composant une exposition installée pour plusieurs semaines à l’Oustal, le tiers-lieu de Montézic. Samedi 23 mai, à 11h, les artistes inaugureront leur exposition et présenteront leur travail. Et à 14h, pour aller à la rencontre du paysage, elles proposent une balade depuis ce lieu vers la digue du réservoir. “J’ai adoré cette approche, artistique, culturelle et sensible, qu’ont adoptée ces jeunes femmes” ajoute Pauline Cestrières, à l’initiative de ce projet. “Ce prisme particulier met en lumière l’histoire de notre territoire d’une manière renouvelée”. Cette résidence artistique de territoire est l’un des projets nés du dialogue territorial “Parlons Montézic II”, conduit par EDF avec une soixantaine de partenaires locaux en amont du futur chantier de construction de la centrale hydroélectrique Montézic II. Elle a été menée avec le soutien de la Commune de Montézic, la Communauté de communes Aubrac Carladez Viadène, la Direction régionale des Affaires culturelles d’Occitanie, le Parc naturel régional de l’Aubrac et EDF.
"Un cop era… Gilhodes", aux origines de la ferme de Gilhodes - Vincent Colin et Gérard Gas
"Un cop era… Gilhodes", aux origines de la ferme de Gilhodes
Publié le 14/04/2026
Tel est le titre d’un ouvrage écrit à deux mains par Vincent Colin et Gérard Gasq. Gilhodes, propriété de la famille Gasq pendant trois siècles est un domaine chargé d’histoire, restauré avec soin par la famille Colin qui y accueille familles et randonneurs, en chambres d’hôtes et gîtes, marqués « Valeurs Parc » depuis 3 ans. Cette propriété située en balcon au-dessus de la vallée du Lot dispose d’un bâti au cachet remarquable. Autrefois rattachée à la domerie d’Aubrac, la ferme de Gilhodes l’approvisionnait vraisemblablement en vin et farine de châtaigne. La rencontre de ces deux passionnés d’histoire et de patrimoine permet de retracer l’histoire de cette propriété depuis (presque) ses origines jusqu’à nos jours. Pour se procurer l'ouvrage, contacter La Source Gilhodes : lasourcegilhodes@gmail.com - 06 62 54 49 67.
Odonate sur l'Aubrac - B. Calendini
Suivi des populations de libellules
Publié le 12/04/2026
Natura 2000 Haute vallée du Lot : Suivi des populations de libellules Un suivi avait été conduit de 2019 à 2021 aux abords de cours d'eau du site Natura de la Haute vallée du Lot pour prospecter et dénombrer les individus de 3 espèces protégées : le gomphe de Graslin, la cordulie à corps fin et la cordulie splendide. Le comptage se fait à la fois sur les individus adultes, et les exuvies, les enveloppes externes abandonnées au moment de la métamorphose. En 2026 et pour 3 ans, un nouveau suivi est engagé sur les mêmes espèces, sur les mêmes sites et sur de nouveaux sites. L'étude est conduite avec le Conservatoire d'espaces naturels d'Occitanie. Les résultats de ce travail sera rendu en novembre.