Vie du Parc

29 mai 2026

Une présidence cantalienne pour le Parc naturel régional de l’Aubrac

Conseil syndical électif du Parc naturel régional de l'Aubrac - Mercredi 27 mai 2026 - PNR Aubrac
Conseil syndical électif du Parc naturel régional de l'Aubrac - Mercredi 27 mai 2026 - PNR Aubrac

Le Parc naturel régional de l’Aubrac était né « par un vent incitateur et solidaire venu simultanément de l’Aveyron, de la Lozère et du Cantal. Ce qui était impossible à un, même à deux, devient possible à trois » a rappelé Marc Guibert, en introduction au comité syndical électif qui s’est déroulé mercredi 27 mai à Aubrac.

La citation est d’André Valadier bien sûr, fervent bâtisseur du Parc. Ainsi, dès sa création, les élus avaient acté un principe de gouvernance alternée entre les trois départements. “Ce choix est un moyen de renforcer l’adhésion des élus, des acteurs locaux et de la population. 

Je tiens à remercier Carole Delga, présidente de la Région Occitanie pour son soutien” a appuyé le cantalien qui présentait hier sa candidature à la suite du lozérien Bernard Bastide, qui lui-même avait succédé en 2020 à l’aveyronnais André Valadier.

“C’était un honneur, j’ai été très heureux de présider le Parc” confiait Bernard Bastide. “André Valadier m’a fait confiance, j’étais admiratif du travail qu’il faisait à l’époque pour unifier l’Aubrac et j’étais le premier à dire en Lozère qu’il fallait se joindre à ce mouvement” poursuit celui qui reste engagé en tant que vice-président. “L’histoire de l’Aubrac est une histoire de passionnés, les anciens évidemment. Les nouveaux élus des communes qui sont délégués au Parc et que nous accueillons aujourd’hui. Mais également les plus jeunes, les agents du Parc, eux aussi sont des passionnés de l’Aubrac”.

Marc Guibert a ainsi été élu président du Parc et Bernard Bastide a été élu vice-président représentant les communes. Il retrouve Christine Sahuet, vice-présidente représentant les régions et Vincent Alazard, vice-président représentant les départements. 10 sièges des représentants des communes au bureau du Parc ont également pourvu avec l’élection de : Eve Brézet, Recoules d’Aubrac (48), Michèle Castan, Bourgs sur Colagne (48), Florence Delas, Saint Urcize (15), Serge Dumazel, Fridefont (15), Serge Franc, Argences en Aubrac (12), Jean-Pierre Kircher, St Pierre de Nogaret (48), Laurent Mouliade, Nasbinals (48), Jean-Pierre Niel, St Geniez d’Olt et d’Aubrac (12), Murielle Vabret, Argences en Aubrac (12), Jean Valadier, communauté de commune Aubrac Carladez Viadène (12). Le comité syndical du Parc compte 116 délégués des 79 communes et des 6 intercommunalités adhérentes, des 3 départements et des Régions Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes.

Conseil syndical électif du Parc naturel régional de l'Aubrac - Mercredi 27 mai 2026 - PNR Aubrac
Conseil syndical électif du Parc naturel régional de l'Aubrac - Mercredi 27 mai 2026 - PNR Aubrac

“Aveyronnais de naissance, j’accompagnais mes cousins lorsqu’ils transhumaient leurs bêtes du Causse jusqu’au plateau de l’Aubrac” raconte Marc Guibert pour illustrer à quel point son “attachement est profond et ancien”. Élu de Chaudes Aigues, kinésithérapeute et ostéopathe à la retraite, Marc Guibert est surtout connu pour son engagement dans les activités de pleine nature qu’il a développées en Aubrac avec une énergie inépuisable. Président-fondateur du Grand Parcours, l’association organise plusieurs événements sportifs et culturels qui mettent en valeur le territoire : Le Raid Multisports, L’Aubrac Trail Hivernal, RandAubrac, Cap au Sud… L’association a aussi aménagé des chemins de randonnée emblématiques comme Aubrac au Cœur, Le chemin des Espagnols, ou encore le site d’escalade des Gorges du Bès.

Reprenant l’expression de Jacques Chirac en cette très chaude journée de mai, Marc Guibert a présenté sa vision des enjeux pour l’Aubrac. “Écologique, énergétique, alimentaire, agricole… Les transitions sont au cœur de notre projet ».

Elles ne doivent pas être subies, elles doivent se construire collectivement, s’appuyer sur la science, la raison et l’action concrète. Nous défendons une écologie positive, rurale, vécue et pragmatique, adaptée à nos réalités. Une écologie acceptable et acceptée par tous, de tous âges, de tous métiers, de toute situation. Ressource “eau”, ressource “herbe”, démographie et attractivité, alimentation, habitabilité, passoires thermiques, mobilité,… Dans un monde où les débats s’emballent, nous choisissons la nuance et le pragmatisme. Le Parc est un laboratoire, bâtissons ensemble des solutions sur-mesure, et passons à l’échelle supérieure, massifions les solutions”.

Un Parc naturel régional est d’abord un territoire classé, reconnu par l’État pour son unité géographique, économique, culturelle et humaine. Son but est de préserver et mettre en valeur des espaces ruraux habités, dont les paysages, les milieux naturels et le patrimoine culturel sont de grande qualité, mais fragiles. 

Un Parc naturel régional s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, la Charte du Parc. Géré par un syndicat mixte, un Parc met à disposition des porteurs de projets, communes, communautés de communes mais aussi acteurs privés,… son ingénierie pour accompagner les projets qui s’inscrivent dans cette Charte. Quatre piliers guident l’action commune : 

  • Protéger le patrimoine naturel, culturel, historique, paysager et artisanal.
  • Contribuer au développement économique, social et durable.
  • Contribuer à l’information, la sensibilisation et l’éducation des publics aux patrimoines et à l’environnement.
  • Réaliser des actions expérimentales ou exemplaires, contribuer à des programmes de recherche.