Education

14 octobre 2026

20+1 projets d'éducation au territoire en mode "projet" !

Journée de réseau École du Parc 2026-2027 - PNR Aubrac
Journée de réseau École du Parc 2026-2027 - PNR Aubrac

“Cette année, j’ai envie de dire que c’est l’année de la maturité pour l’École du Parc” présente Solveig Cherrier, cheville ouvrière du Parc naturel régional de l’Aubrac pour les programmes éducatifs. “Les trentes candidatures reçues étaient de grande qualité, multipliant les croisements de publics et d’approche scientifique, créative…” poursuit-elle.

20 projets seront financés par la région Occitanie, la Direction régionale des Affaires culturelles, la Direction régionale de l’Agriculture, l’Alimentation et la forêt, ainsi que l’Agence de l’Eau Adour-Garonne. Et le projet École du Parc du collège de Chaudes Aigues sera directement pris en charge par l’Éducation nationale dans le cadre du dispositif « Territoire éducatif rural du Cantal ». 

“Nous accompagnerons donc 21 projets, et tous ceux que nous n’avons pas pu retenir se déploieront peut-être plus tard ou grâce à d’autres soutiens. Le Parc aura dans tous les cas, aidé à la définition de projets éducatifs ambitieux qui favorisent des regards croisés sur le territoire et ses enjeux,…” assure-t-elle.

L’École du Parc est une proposition faite aux établissements scolaires, mais aussi à d’autres structures d’accueil comme les maisons de retraites, les crèches… pour bâtir des projets éducatifs qui amènent les jeunes, et moins jeunes, à mieux connaître les patrimoines naturels et culturels de l’Aubrac. Elle invite les porteurs de projet à plusieurs temps d’enrichissements collectifs et finance 4 séances de travail avec des animateurs nature et artistiques. “Une de ses richesses réside dans la “méthode-projet” que nous proposons. Nous invitons les porteurs de projets à enrichir leurs enseignements par des apports issus du territoire, que ce soit des connaissances locales, comme des intervenants professionnels, des rencontres, des temps de partage…” explique Solveig Cherrier. Par exemple, les projets des écoles de Saint Urcize et de Saint Chély d’Aubrac se dérouleront en plusieurs ateliers avec les maisons de retraite de ces villages, celui de l’école du Nayrac sera en lien avec la maison d’assistantes maternelles…

“J’aime cette manière de travailler en mode “projet” !” exprime spontanément Mathilde Balderas Cayrel, enseignante à l’école de Sainte Colombe de Peyre. “Notre projet part des arbres de notre cours de récréation, qui va bénéficier d’une rénovation grâce au programme “Cour oasis”. Nous travaillerons toutes les matières scolaires à partir des découvertes que nous ferons sur les arbres avec un objectif : écrire une chanson. Tout au long de l’année, ce thème sera exploré” raconte-t-elle. “Cette méthode-projet que propose le Parc correspond tout à fait à ma manière de travailler” ajoute Barbara Rouquette, enseignante au collège de La Canourgue. “J’aime que mes élèves sortent, expérimentent dehors, fassent des choses concrètes… Je trouve qu’ils apprennent mieux comme ça !” “Ce que j’ai trouvé très intéressant, c’est d’allier l’éducation au développement durable et les enseignements artistiques et culturels, de mettre les arts au service de l’écologie” glisse Chloé Priéto, enseignante au collège de Marvejols. “La proposition que fait l’École du Parc est très riche, et franchement, ça nous facilite le travail !” avoue Mathilde Theret, enseignante d’Histoire-Géographie au collège de Chaudes-Aigues. “Pour moi, c’est l’occasion de dispenser l’ensemble de mon programme en invoquant les richesses de notre territoire. Ça nous fait un fil rouge pour toute l’année, original et ancré, c’est très intéressant pour nos élèves”.

“Pour ma part, je considère cette co-construction comme un élément central du partenariat entre le Parc et l’Éducation nationale”, souligne Alexandre Rouger, conseiller pédagogique en Aveyron. “Les conseillers pédagogiques des trois départements s’engagent dans ces projets en accompagnant les enseignants et en facilitant les liens entre les apprentissages scientifiques et artistiques et les enjeux du développement durable” ajoute-il.